ffyg. Hundschan, 1885, p
TOXINES DE LA. FIÈVRE JAUxNE. 591
Hog-Choléra et Swine-Plague. — Les cultures du bacille du hoff'cholera ou choléra du porc et de leLSwine-plague (qui paraît en être une variante) sont toxiques, môme lorsqu'elles ont été stérilisées par filtration ou par un chauflFage à 38° qui tue les microbes. Toutefois ces cultures filtrées à la bougie de biscuit, peuvent être portées à 100**, et même 120*", durant quelques minutes sans perdre leur toxicité. La vaccination des animaux contre ces virus s'obtient au moyen des injections prudemment faites avec les liqueurs de cultures stérilisées.
On a déjà dit (p. 186) que des cultures du bacille du liog-choléra, Novy avait retiré un alcaloïde, la smotoxine G**^H"Az^ Mais à côté de cette base existe aussi une substance protéique vénéneuse que Ton peut précipiter par Talcool. Cent milligrammes de cette matière insérés sous la peau tuent les rats, sans convulsions, en 3 heures; les yeux sont injectés, les pattes étendues, un état comateux précède la mort. Le^ animaux auxquels on inocule peu à peu des doses faibles mais croissantes de ce poison acquièrent l'immunité contre le virus le plus actif de cette maladie.
Toxine de la fièvre jaune.
Dans le sang, les urines et les humeurs des malades atteints de fièvre jaune on ne trouve pas d'organismes aptes à être cultivés^ Au contraire, l'estomac, l'intestin et les matières vomies, contiennent une quantité prodigieuse de microbes d'espèces différentes. Cinq centimètres cubes des déjections rendues par les malades sous forme de vomissements noirs, injectés dans l'estomac d'un jeune cochon d'Inde