‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 145 sur 158 · TOXINES DU BACILLE DE LA SEPTICÉMIE · texte numérisé non relu

TOXINES DU BACILLE DE LA SEPTICÉMIE

nées de ses cul lures préalablement stérilisées par la chaleur. Celles qui sont faites en bouillon ordinaire réussissent mal et sont peu actives. Il vaut mieux s'adresser au bouillon de bœuf peptonisé à 10 pour cent et fortement alcaliuisé, ou même, faire comme M. Roux : il verse 500^'' de viande de bœuf hachée dans un flacon de 1200 centimètres cubes; il ajoute quelques cent, cubes de soude à 1 pour cent, bouche à l'ouate et stérilise à l'autoclave à lia**. La matière étant refroidie, on l'ensemence avec un peu de sérosité prise sur un cobaye mort de septicémie. L'ouate est remplacée par un bouchon de caoutchouc stérilisé, portant deux trous : par l'un passe un tube courbé plongeant jusque dans la bouillie de viande; ce tube éfilé et fermé servira à syphoner le liquide; l'autre tube porte un tampou de coton, il est terminé par un étranglement. Ou fait le vide dans ce flacon et l'on ferme à la lampe le tube étranglé. Après 36 à 40 heures de séjour à l'éluve à 37% on casse la pointe ainsi fermée; des gaz putrides se dégagent de la bouillie de viande que baigne un liquide rosé; la fermentation se continue dès lors à l'abri de l'air. Vers le è"" jour le maximum de toxicité est atteint. On décante le liquide, on passe la pulpe de viande à la presse, et Ton filtre la liqueur à la bougie de biscuit*.

Ce liquide fort complexe est peu actif: 3 à 3 centimètres cubes injectés dans le péritoine de cobayes de 430 à COO^' n'occasionnent qu'un malaise passager. La température tombe de plus de 2®; l'animal hérisse ses poils, il reste immobile, de temps à autres ses membres sont agités de soubresauts; quelquefois le coma survient; mais l'animal

l. Besson, Annales de VFnst, Pasteur, t. IX, p. 179.

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guérit. Des doses répétées produisent une sorte d'intoxication chronique sans immuniser pour cela les animaux. Si ceux-ci succombent, on observe que l'intestin et le péritoine sont congestionnés et qu'un peu de sérosité baigne la cavité péritonéale.

La sérosité, filtrée sur biscuit, provenant d'œdèmes de cobayes ou de lapins morts de septicémie est beaucoup moins active que le liquide de culture précédent.

La toxine du vibrion septique est douée de propriétés chimiotactiques nulles ou négatives. Elle peut supporter quelque temps la température de 100'' sans perdre ses propriétés actives.

Toxines de la pneumonie.

Bonardi a trouvé dans les cultures du diplocoque de Frsenkel des substances vénéneuses qu'il suppose être basiques mais qu'il n'a pas isolées à l'état pur. Elles conféreraient l'immunité aux animaux auxquels on les injecte avec précaution.

Buchner sépare par précipitation saline, suivie de dialyse, la protéine toxique principale des cultures du bacille de la pneumonie de Friedlander. C'est une substance assez soluble dans l'eau et dans les alcalis extrêmement étendus. Les acides la précipitent de ses solutions. La chaleur ne la coagule pas. L'alcool absolu, le sel marin en excès, ne la séparent pas des liqueurs qui la dissolvent; mais elle précipite par un excès de sulfate de magnésie. Elle forme des combinaisons insolubles avec les sels de cuivre, l'acétate de plomb, les chlorures d'or et de platine, l'acide picrique.

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