TOXINES DU STAPHYLOCOQUE DORÉ
Tacide tannique en excès. Elle possède les réactions de Millon, xanthoprotéique et du biuret.
Les tentatives faites par Emmerich et Fowilsky, Klemperer, Isaefif, Foà et Carbone pour atténuer le microbe pneumococcique et en faire un vaccin, n'ont donné que des résultats incertains. Toutefois Foà affirme * que ce virus mêlé d'eau de Lugol (?) peut être injecté dans les veines des animaux et leur conférer peu à peu Timmunité. Celle-ci paraît persister assez longtemps. Le sang des animaux ainsi traités empêche la communication de l'infection aux animaux sains lorsqu'on l'injecte dans le péritoine 30 à 40 heures avant le virus de la pneumonie'.
Toxines du staphylogoccus aureus de
la suppuration.
Les cultures en bouillon de bœuf du staphylococcus pyo^ gènes aureus ont permis à Brieger d'en retirer par les méthodes ordinaires le chlorhydrate d'une ptomaïne cristallisable en groupe d'aiguilles incolores, non déliquescentes. En 1884, Th. Leber' montra que ces cultures, stérilisées par une longue ébullition, provoquaient encore la suppuration lorsqu'on les injecte sous la peau. En évaporant ces
1. Compt, rend, du Congrès italien deméd. interne. Voir Semaine médicale, 30 octobre 1895.
2. D'après M. Grimbert, U existerait deux paeumobacilles morphologiquement semblables : Tun et Tautre fout fermenter les solutions de saccharose, Iact02»e, maltose, dextrine, mannite; mais le premier connu (celui qu'a observé Franklaud) est sans action sur la glycérine et la dulcite ; tandis que le second (celui de Grimbert) attaque énergique ment la glycérine et la dulcite. (Voir Compt, rend. Acad. sciences, t. CXXI, p. 698.)