‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 2 sur 158 · INTRODUCTION. VU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VU

maladies infectieuses, le microbe initial qui les aurait fait naître.

Au moment oit Von vient d'établir que les causes directes de la maladie et du retour à la santé résident dans faction des poisons^ ferments et contrepoisons sécrétés par les êtres inférieurs ou par l'organisme lui-mémCy il est naturel de se

demander ce que S07it ces TOXINES, ces antitoxines et ces FERMENTS, et de s'efforcer de découvrir le secret de leur nature intime. C'est ce que j'ai tenté dans ce Livre.

Qu'on en approuve ou critique la form^ ou le fond, les grandes questions que fy traite ne peuvent laisser indifférent quiconque a essayé de sonder du regard le profond abîme de la vie.

Armand GAUTIER.

Parié, Mai 4896.

Cet Ouvrage est consacré à l'étude des poisons produits par les microbes ou sécrétés par les cellules animales. Il est divisé en trois parties :

!'• Partie : Les Ptomaïnes ou toxines définies, d'origine

microbienne, à fonction alcaloïdique.

2* Partie : Les Leucomaïnes, alcaloïdes normalement

produits dans les organes de l'animal vivant.

3® Partie :, Les Toxines proprement dites, poisons pro-

téiques, diastasiques ou à fonctions mal définies, dus aux microbes pathogènes.

Le nom général de toxines doit s'appliquer aujourd'hui à l'ensemble de ces produits nuisibles, parce qu'une dénomination commune est nécessaire pour indiquer toutes les substances d'origine animale ou microbienne aptes à provoquer dans l'économie les désordres de nutrition et la

maladie. Il est toutefois très important, au point de vue physiologique et pathogénique, de séparer et de distinguer ces trois ordres de toxines, qui peuvent, il est vrai, se produire et agir simultanément dans un même organisme, mais dont les effets, comme la nature chimique, restent distincts et méritent un examen particulier.

J'aurais pu décrire les toxines alcaloïdiques ou ptomaïnes à côté des toxines proprement dites qui, le plus généralement, les accompagnent dans les sécrétions microbiennes, mais j'ai pensé qu'au point de vue où je dois me placer dans cet Ouvrage, il était préférable de décrire d'abord les toxines à composition définie, ptomaïnes et leucomaïnes^ puis celles à composition et à fonctions indéterminées, les toxines ordinaires^ dont le rôle, le plus souvent diastasique, ne me paraît pas devoir se confondre avec celai des ptomaïnes et leucomaïnes, qui sont des poisons chimiques proprement dits et non des ferments de maladie ou des modificateurs de la nutrition dont les effets persistent longtemps après que ces ferments semblent avoir disparu.

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