PTOMAÏNES DUES AUX MICROBES PATHOGÈNES
On verra (W Partie) qu'à côté de celle subslance, ces cullures conliennenl une loxine de la nalure de zymases infiniment plus active que la plomaïne môme.
IHomaïne de l'anthrax. — Sydney Martin' a retiré des cullures du bacille de l'anthrax divers principes albuminoïdes actifs {Voir IIP Partie), accompagnés d'un peu de leucine, de tyrosine et d'une ptomaïne à réaction alcaline soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans le chloroforme, l'éther et la benzine. Elle précipite par les réactifs généraux des alcaloïdes et forme des sels cristallisés. Celte base est im peu volatile. En s'oxydanl à l'air, elle perd ses propriétés vénéneuses.
Iloffa avail déjà extrait des cultures du bacille charbonneux et des organes d'animaux morts d'anthrax, une ptomaïne reproduisant queltiues-uns des symptômes de celte maladie : accélération de la respiration et du cœur, puis respiration profonde et irrégulière; pupilles dilatées; diarrhée sanguinolente; température tombant au-dessous de la normale; ecchymoses dans W pôriloine et dans le cœur. Cette ptomaïne, appelée anthracine par Ilofïa, ne paraît pas être la môme que celle de S. Martin.
Piohunnes des urines de la /irrre paerpe'rale.-^ Ces urines contiennent des bases 1res vénéneuses. Celle que Griffilhs a extraite est une subslance blanche, cristalline, soluble dans Teau, à réaction alcaline. Son ohlorhvdrate et son chloraurale sont cristallisés : le tanin la précipite en rouge, l'acide piorique en jaune, Tacide phosphomolybdique en