Voir p
20b LtS LEUCOMj
Xanlhocréalinine
J'ai découvert cftle base, en '
laire; je l'ai retirée ensuile en
viande. Elle a élé cerlainement
la créatine à laquelle elle ressemt
dans l'urine du lion à côté de la
trouvée depuis par Monari dai
fatigués, dans les urines des
marches ou dans celles des anii
la créatinine. J'ai dit, page 217,
plus abondante
viande, celle qu
qui se précipilei
maux, fillré boui
ï ce dissolvant le
produit dans la
Irait de viande i
V J^'J'. '''est une sub
XaDtbocivaliaiDe.
cristallisant en \ micacées , paraissant apparten (fig. '). Son goût est légèremen à chaud, celle de l'acétamide Lî soluble dans l'eau, môme à fro dans l'alcool concenlréd'où elle i fortement, elle émet l'odeur de n moniaque et de la méthylamine.
Sa réaction est amphotère : ■ bleuit faiblement les papiers de
Elle donne un chlorhydrate ei vélrées, el forme un chloroplatii
LEUGOMAÏNES CRÉATINIQUES. 237
Cette substance est analogue par toutes ses propriétés à la créatinine; une solution un peu concentrée de chlorure de zinc forme dans ses solutions un précipité blanc jaunfttre, soluble à chaud, qui se dépose en refroidissant en groupes d'aiguilles croisées en X ou en étoiles. Le nitrate d'argent précipite des flocons gélatineux; le chlorure mercurique donne un précipité blanc jaunâtre. L'acétate de cuivre ne précipite ni à froid ni à chaud, pas plus que le chloromercurate de potassium ou l'iodure de potassium ioduré. Tous ces caractères sont ceux des leucomaïnes créatiniaues.
L'acide oxalique ou l'acide nitri(iue ne donnent pas de sels de xanlhocréatinine peu solublos.
Sous Tinfluence de l'oxyde de mercure humide, la xanthocréatinine forme en s'oxydant deux substances que Ton sépare à chaud par l'alcool à 90^ centésimaux; l'une est hygrométrique, l'autre est une matière légèrement alcaline, cristallisant en longues aiguilles blanches fusibles à 174*', ayant beaucoup de ressemblance avec la caféine. Elle forme un chloroplatinate peu soluble.
La xanthocréatinine est toxique à dose un peu forte. Elle produit chez les animaux de l'abattement, de la somnolence, une extrême fatigue, la défécation et des vomissements répétés.
Crusôcréatiniue : C*H*Az*0.
Cette base a été découverte par l'auteur de cet Ouvrage à côté de la xanthocréatinine dont elle ne diffère que par deux atomes d'hydrogène en moins. On a vu, p. 217, comment elle a été séparée de la base précéctente et de la suivante. La partie des cristaux (C) soluble à chaud dans
LEUCOMAÏNES CHÉATINIQUES. 239
à chaud et recrislallise par refroidissement. Le bichlorure de mercure fait naître un précipité floconneux, partiellement soluble à chaud, mais en se décomposant. Le phosphomolybdate de soude, en liqueur fortement acide, la précipite abondamment en jaune. Le chloromercurate de potassium, Tiodure de polassium ioduré, Tacétate de cuivre, même à chaud, ne donnent avec elle aucun précipité. Ni Tacide nitrique, ni l'acide oxalique ne forment avec la crusocréatinine de précipités peu solubles. Le ferricyanure de potassium ne donne pas à son contact la réaction des ptomaïnes.
Les deux schémas suivants indiquent la correspondance de constitution qui répond à Tanalogie des propriétés de la créatinine et de la crusocréatinine :
/AzH - CO /AzHC(AzH)"-CO ^^" ' ^ \ Az(CH»)CH* ' AZH . lu ^ Az(CH») ÙW
Créatinine Crusocréatinine
Amphicrf*aline : G'Il"Az^O\
Nous avons dit (p. 2d8), en parlant de la base précédente, comment avait été séparée do l'extrait de viande Vamphicrcatine rencontrée par nous dans le suc musculaire. C'est la moins soluble de ces trois bases, crusocréatine, xanthocréatine et amphicréatine. Elle cristallise de l'eau bouillante en jolis prismes obliques, brillants, à facettes légèrement courbes, de couleur blanc jaunâtre. Elle est beaucoup moins abondante que les deux précédentes. Son goût est peu sensible, à peine amer. Lorsqu'on la chauffe vers 100% elle décrépite légèrement et devient blanche et opaque saus changer de forme.
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en tube scellé à 180-200* avec de l'eau, celle base perd de Tammoniaque et de Tacide carbonique et donne une base nouvelle non analysée.
Le composé C*^ H*'' Az" 0" est formé de tables rectangulaires fragiles, soyeuses, ayant beaucoup d'analogie avec celles de la xanlhocréalinine et de la leucomaïne précédente. C'est aussi une base faible, formant de jolis sels. Après plusieurs cristallisations successives dans l'alcool, elle a donné à l'analyse les nombres : G = 35, 55; Il = 6, 43; Az = 38, 72, qui répondent bien à la formule ci-dessus.
Les propriétés de ces deux substances, qui rappellent celles de la créatinine, semblent devoir les en faire rapprocher. Quelque complexes que paraissent leurs formules, leur composition est liée par des relations assez simples aux corps précédemment éludiés et à la créatinine elle-même. En effet, on a la relation théorique :
C"IPAz^°0^' =: 2G' IPAz^O -f- COAz'IP + 2IP0
Crusocréatininc Urée
et Ton a dit que le corps G" tP^ Az" O'*, chauffé en tube scellé avec de l'eau, donne en effet les produits de la décomposition de l'urée.
Dans tous les cas, on peut remarquer que les deux bases ci-dessus diffèrent entre elles par les éléments de l'acide cyanhydrique, caractère qui semble entraîner une sorte d'homologie spéciale entre les corps do cette famille.
Argininp G^^^'*Az^O^
Cette base faible n'a pas été trouvée parmi les leucomaïnes animales, et ce n'est que par analogie et en raison de sa
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GhaufiFée avec de Teau de baryte elle donne de Tammoniaque, de l'acide carbonique et des produits plus simples, non étudiés.
Schiilze a démontré que Targinine se formait dans les cotylédons du lupin aux dépens de la conglutine et autres matières albuminoïdes qui disparaissent proportionnellement (Voir Zeitsch, physiolog. Chem.j t. XI, p. 43).