Berichte, t. XXIII, p
LElîCOMAÏNES CRÉATINIQUES. 260
\jR lysatiiic est accompagnée, dans ces conditions, d'une autre base répondant à la composition C^^ir^Az^O^ On sépare ces corps en les précipitant, en liqueurs acides, par l'acide phosphotungstique, et Ton décompose le précipité par la baryte. Si Ton sature alors par de l'acide chlorhydrique, la base G^H'^Az-O- se sépare la première. Quant à la lysatine, elle reste dans les eaux mères. On peut l'isoler, en la reprécipitant de nouveau par l'acide phosphotungstique, traitant le précipité par la baryte, saturant la liqueur par de l'acide nitrique, enfin ajoutant du nitrate d'argent qui précipite le sel double (G^ir»Az^O% AzO'H), AzO'Ag; il est formé d'aiguilles brillantes qui se colorent en rouge à l'air. On transforme ce sel en chlorure par addition de chlorure de baryum, et l'on met la base en liberté par l'oxyde de plomb.
La lysatine C'IP^Az^O^ jouit de cette remarquable propriété que lorsqu'on la fait bouillir avec de l'hydrate de baryte, elle donne par hydratation une quantité considérable d'urée. C'est là le point le plus intéressant de son histoire. On voudra bien remarquer que la créatine produit, elle aussi, de l'urée dans les mêmes conditions, mais en moindre abondance. Il est certain que c'est par ces intermédiaires, dérivés successifs de désagrégation, par hydrolyse, de la molécule albuminoïde que les substances protéiques se dédoublent définitivement dans l'économie, en produits ternaires et en urée, ainsi que nous l'avons plusieurs fois dit.
La Ifjsatimne GMT^AzO accompagne la lysatine et se produit, à ce qu'il semble, dans les conditions mêmes qui font naître la créatinine aux dépens de la créatine*.