‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 55 sur 158 · Bitll soc, ehim., (3), t. VIII, p · texte numérisé non relu

Bitll soc, ehim., (3), t. VIII, p

i-Vî LF.S LF.liiiMAÎNES.

I^^s 'lifficullés que présente la séparation de ces bases, et expliquer la complexité -le quelqu'une dVntre elles, telles que les deux leucomaïnes C ' IP Az** 0' et C« 11*= Az" O* dont nous parlions p. *2i0 . L'aiiéno-sarcine entrevue par Kessel •lans les extrails île viauile s'olilienl, d'après Rriilms*. en reiroidissant un»? solution chaude de parties éj;rales d'adénine et de sarcine. Ou obtient ainsi des masses semitransparentes, comme amylacées, qui deviennent ensuite opaques. Leur solution dans l'ammoniaque donne, par évaporation. de petits globules formés d'aiguilles radiées contenant de Teau de crislallisalion. I/adéno-sarcine est bien plus soluble dans Teau que chacun de ses composants. Elle forme un chlorhydrale cristallisé spécial: l'addition de chlorure d'or fait apparaître le chloraurale caractéristique d'adénine. On peut obtenir un sulfate d'adéno-sarcine, mais les acides sulfurique ou nitrique et mieux encore picrique, permettent de séparer les deux bases par cristallisations fractionnées.

Guattine (V* H* Az'O.

(>lle base fut découverte dans le guano par Unger en ISii. On la rencontre à cùié de l'a^lénine dans le testicule. le thymus et la plupart «le nos jxlandes, dans le poumon, dans la chair musculaire en très minime proportion, dans les excréments de beaucoup il'oiseaux, d'arthropodes, d'arachnitlos. On Ta plus lard signalée, mêlée à la sarcine et à Tallantoïne. ilans les jeunes pousses des végétaux, le gazon. le jïnUon, la levure. Klle semble se tléposer autour des articulations kW certains goutteux. Klle dérive, comme Tadé-*

!. Ihrichte dntUch. ch^m. (if&eL l. XXIU, p. 223. , ^^^^

LKUCOMAÏMES XANTHIQVE8. 259

donne la belle coloration indigo que la xanlhine produit dans les mêmes conditions.

La guanine ne parait pas douée d'action toxique; elle traverse Téconomie en s'y transformant en partie en acide urique et en urée.

Pseudoxanthine : C^H^Az'O.

La pseudoxanthine a été découverte par l'auteur de cet Ouvrage dans le tissu musculaire où elle existe à côté de la créatine, de la sarcine et des xanthocréatinine et crusocréatinine.

Lorsque, après avoir précipité, par l'alcool à 95^ cent., l'extrait ou le bouillon de viande concentré dans le vide, on évapore do nouveau la solution alcoolique, si Ton reprend par l'alcool fort le résidu qu'elle abandonne, Téther précij)ite de cette nouvelle solution les diverses leucomaïnes musculaires ci-dessus étudiées, leucomaïnes longtemps confondues avec la créatine (Voir page 217). Les eaux mères de ces cristaux, bouillies avec Tacétate de cuivre, donnent un précipité qu'on lave et décompose à chaud par l'hydrogène sulfuré. En filtrant la liqueur bouillante on obtient \mv refroidissement un précipité formé de gniins microscopiques cristallins hérissés de pointes. C<Hto substance, fort peu soluble à froid, se dissout dans l'acide chlorhydrique et donne un chlorhydrate qui cristallise comme celui de sarcine en forme de pierres à aiguiser à faces courbes ou en prismes trapus souvent associés en étoiles. Comme la sarcine et la xanthine, cette base se dissout aussi dans les liqueurs alcalines.

LES LEUCOMAlNES.

La solution aqueuse de ce corps donne à froid, par le chlorure de mercure un précipité très soluble dans Tacide chlorhydrique; elle précipite par le nitrate d'argent un pseudoxanthate gélatineux. Elle ne précipite pasparTacétate de plomb, mais seulement par Tacétate ammoniacal.

Traitée par Tacide nitrique, évaporée, puis reprise par la potasse très diluée, la pseudoxanthine développe une belle couleur orangée.

Ce corps jouit de la plupart des propriétés physiques et chimiques de la xanthine avec laquelle il a dû souvent être confondu; de là le nom de pseudoxanthine que je lui ai donné.

Lorsqu'on oxyde Tacide urique par l'acide sulfuriqnc concentré on obtient, en même temps que de Tacide hydurilique et du glycocoUe, une substance amorphe peu soluble, à laquelle Behrend et Schultzen qui l'ont découverte ont aussi donné le nom. de pseudoxanthine. Il ne faut pas confondre cette dernière substance avec celle que je viens d'étudier et que j'ai extraite des tissus musculaires.

Sarcine ou hypoxanthine C*H*Az*0.

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Cette substance dont nous ne ferons ici qu'une description sommaire (la plupart des auteurs la décrivant suffisamment) a été découverte dans la rate par Scherer et dans les muscles par Strecker. On en trouve des traces dans les urines humaines [Salomon), Elle accompagne l'adénine et la guanine dans les tissus et les glandes des animaux, sauf dans le pancréas et le thymus où l'adénine seule semble exister. On l'a rencontrée dans le sang de leucocythémiques, dans le cerveau, le sémm, le cœur, les testicules, la laitance de poisson; on la trouve aussi dans

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les jeunes pousses des végétaux, dans le pollen, en diverses graines, dans la levure, etc., et en général, dans tout tissu riclie en nueléïnes. Elle se produit durant la putréfaction de la levure, de la fibrine ou de Tadénine

Suivant Salomon et Ghittenden, la sarcine se formerait encore lorsque la fibrine est mise à digérer avec les sucs gastriques et pancréatiques, ou lorsqu'on la chauflFe avec de l'eau acidulée, ce qui s'explique sans doute par la décomposition de nuçléoalbumines.

Il est possible que dans l'organisme la sarcine provienne en partie de la guanine qui en s'oxydant donne la sarcine, la xanthine et Tacide urique. On sait qu'elle peut dériver aussi de l'oxydation de la camine. Nous avons vu qu'il est facile de transformer l'adénine en sarcine par le nitrite de soude qui permet de remplacer AzH par 0. Nous rappellerons enfin que l'hydrogénation de l'acide urique donne encore de la sarcine.

On peut préparer cette base en partant des urines ou de l'extrait de viande^ Après qu'on a obtenu les nitrates d'adénine et d'hypoxanthine (voir p. 251 Adénine), on neutralise presque la solution, et on la précipite par le picrate de soude en léger excès. Le picrate d'adénine se sépare en flocons jaunes clairs ; celui de sarcine reste dissous. On ajoute alors dans la solution bouillante du nitrate d'argent jusqu'à décoloration, et Ton obtient le précipité picroargentique G»H' AgAz*0, G«IP(AzO»)*OH qui peut même servir à doser la sarcine ; on décompose ce précipité par H Gl et l'on enlève l'acide picrique à la liqueur par l'éther. Le

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