‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 72 sur 158 · LA VACCINATION · texte numérisé non relu

LA VACCINATION

OU bien, comme ceux de la diphtérie ou du tétanos, ils déposent leurs sécrétions dans la plaie qui absorbe ces poisons sans que le microbe pénètre plus avant. Ce sont les produits toxiques formés par les organismes virulents qui provoquent ensuite les désordres nutritifs vasomoteurs, caloriques, paralytiques, stupéfiants, etc., qui, en se déroulant ot se succédant, forment le tableau de la maladie.

Pasteur a découvert que Ton peut atténuer Faction de ces virus, soit en les faisant passer par l'organisme de certains animaux, soit en les chauffant modérément, soit en les laissant se dessécher et s'oxyder partiellement à l'air, etc. Des méthodes nouvelles d'atténuation ont été trouvées après lui et variées de bien des façons : on mélange les virus avec des matières antiseptiques*, on les expose à l'air et à la lumière ; on leur fait subir une conservation prolongée en milieu antiseptique; on les dilue, on les dialyse, etc.

Dans ces derniers temps, MM. d'Arsonval et Gharrin sont parvenus à transformer les sécrétions virulentes en vaccins par un moyen des plus intéressants en ce sens qu'il peut être tenté sans danger, môme lorsqu'il s'agit des toxines qui circulent dans l'économie au cours des maladies infectieuses. Ces savants soumettent ces poisons aux courants électriques alternatifs de haute tension (d'une intensité supérieure à 50 ampères) et de très grande fréquence, La densité moyenne du courant traversant les solutions de toxines était, dans leurs expériences, de 250 milliampères par centimètre carré. Dans ces conditions, les toxines diphtériques et pyocyaniques perdent toute action nocive, elles paraissent mOine, lorsqu'on les injecte aux animaux après

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