L\ VACCINATION
cas (les viras précédents, les toxines et ferments qu'ils s<^crètenl, absorbés par les lymphatiques, arrivent aux cellules et en modifient la nutrition et la vitalité. Les virus sans microbes définis, tels que ceux de la rage et de la syphilis, paraissent Rç^iv de môme par leurs diastases toxiques, et se roproduirt^ au sein dr rvconowie invante, I^a 9Tprodac* tibilitr est la propriété caractéristique des virus. Cependant nous verrons qu'il convient de rapprocher de ces agents d'autres composés très actifs, qui doivent leur puissance à des diastases toxiques, à savoir les venins et les taxaiôaminps rér/r/a/ps (abrine et ricine), matières auxquelles on Wi' donne pas le nom de virus, mais simplement celui de venins ou de toxiques, car on admet qu'ils ne se reproduisent pas dans l'économie de l'animal à qui on les injecte (Voir Notfi, p. Ml)). Mais la comparaison des virus avec les venins et les toxines végétales n'en est pas moins fondée : de môme qu'on peut vacciner par les virus à microbes atténués, ou par introduction de très petites doses de virus ordinaires extrêmement dilués, on peut aussi vacciner contre les venins, du moins contre le venin de vipère', en injectant sous la peau des animaux ce venin préalablement chauflé vers 80 ou 100". Les sujets ainsi traités peuvent supporter ensuite des doses mortelles de venin normal. De même les injections de très faibles quantités d'abrine ou de ricine, faites avec de grandes précautions et par quantités successivement croissantes, habituent l'organisme et finissent par le vacciner contre ces poisons, (les phénomènes d'atténuation des virus et des venins.
1. Physalix et G. Bertrand, Compt. rend. Acad. sciences, 5 février 1894.
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Héricourt observèrent que le sang des chiens ou des lapins ayant résisté à Tinoculation d un streptococque spécial, vaccinait les mômes animaux contre ce virus. Mais l'importance de ces faits ne fut bien comprise qu'en 1890, après les beaux travaux sur le virus tétanique de Behring et Kitasato'. Ces savants démontrèrent que le sang des lapins rendus réfractaires au tétanos est capable d'empêcher l'évolution de cette maladie chez les lapins neufs auxquels on l'inocule, quelquefois même d'arrêter ses effets lorsque la maladie commence à évoluer. Ils reconnurent aussi que cette propriété vaccinante réside dans le plasma et le sérum de ce sang débarrassé de tout élément figuré par filtration sur biscuit de porcelaine,
La même démonstration fut faite par ces deux auteurs pour la diphtérie avec des preuves aussi convaincantes, quoique avec des succès douteux lorsqu'on s'adressait aux animaux ou aux malades déjà atteints.
Ces faits furent confirmés en 1881, en France, par MM. Vaillard et Roux; en Italie, par MM. Tizoni et Calani. Depuis la démonstration en a été surabondamment établie par M. Roux, surtout à propos de la diphtérie. Le sang et le sérum des animaux vaccinés contre le tétanos ou contre la diphtérie, protègent les animaux contre ces deux affections et peuvent en arrêter l'évolution alors même que la maladie a déjà commencé*.
dans certaines condilious donuées êlro considéré comme uu puissant véhicule du virus vaccinal, ou tout ou moins d'un principe capable de transmettre l'immunité. »