Socictr de iiohgiey 1885, p. '2'Sij
3. Nul» ilcsséchô il ptiil se «'onsoivtr lonî^hîmps. (iallior a m^me déiiiuiiuo qu'il rcî^isiail jjIiis (\o \:\ jours à la putréfaction des orgaiios '.Sut', l'ioloff., 18SS, p. »;7i).
LKS VACCINS. 383
vaccinant. Tel est le cas du virus de la vaccine ordinaire et du virus pyocyanique. Duenschmann a démontré que les cobayes qui ont reçu à doses successives les toxines du charbon symptomalique, loin d'être vaccinés, deviennent plus sensibles à Taction de ce virus ; au contraire, le suc musculaire des cobayes qui ont éprouvé cette maladie, quoiqu'il soit beaucoup moins toxique que le virus luimôme, est cependant doué des propriétés vaccinantes '. On sait d'ailleurs que dans les cas les plus ordinaires la vaccination se produit sans amener de troubles graves, sans intoxiquer sensiblement Téconomie; le vaccin ordinaire confère généralement l'immunité contre la variole sans qu'il y ait de troubles sensibles en dehors de l'éruption vaccinale. L'efficacité d'un vaccin ne paraît donc pas liée à son degré de toxicité. Il en est de môme des venins qui ressemblent aux virus à tant d'égards. Après chauffage à 80% celui de la vipère a perdu son action toxique ; au contraire, il a acquis une efficacité vaccinale remarquable contre les blessures de ce môme venin {Phisalix et Bertrand). Le sérum de sangs d'animaux inoculés avec précaution et à diverses reprises avec du poison de serpent à doses non mortelles est antivenimeux, c'est-à-dire que mélangé à des venins et injecté aux animaux, il les protège contre l'envenimationsans troubles sensibles de leur santé. Si Ton chauffe ce sérum à 68", sa propriété antivenimeuse disparaît tandis que reparaît la toxicité du venin qui avait été inoculé à l'animal ayant fourni ce sérum ; le cobaye ou le lapin à qui on injecte le mélange ainsi chaufl'é préalablement meurt intoxiqué. La matière protectrice de ce sérum était donc