‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 86 sur 158 · I. Mém. Soc, btolog,, 1892, p · texte numérisé non relu

I. Mém. Soc, btolog,, 1892, p

SÉROTnÉHAlME. 409

sang et les autres humeurs bactéricides de réconomie normale doivent cette propriété à Textravasalion dans le sérum d'une partie des substances que sécrètent les globules phagocytaires pour leur défense et celle de l'économie ^

Sérothérapie.

Puisque le sang, et surtout le sérum, d^m animal vacciné contre une maladie infectieuse contiennent des substances qui annihilent Feffet des toxines du virus correspondant, on a pensé qu^il y avait dans la transfusion de sang ou du sérum d'un animal vacciné à un animal malade ou en puissance d'infection, un moyen de prévenir (ît de combattre rinfection imminente ou confirmée. Les prcmiei*s ejïsais tentés dans le but d'immuniser les animaux par transfusion du sang des vaccinés sont dus à Maurice Raynaud. Il montra, en 1877, que les bovidés vaccinés contre le cowpox fournissaient un sang et une lymphe, qui injectés aux animaux de même espèce, les protègent contre cette maladie*. En 1888, MM. Richet et Héricourt observèrent que le sang des chiens vaccinés contre un certain streptocoque, le St. pyosepticus, lorsqu'on l'introduit en petite proportion dans le péritoine du lapin, vaccine cet animal contre ce virus*. En terminant leur travail, ces savants remarquaient qu'il ne s'agit pas là d'un cas spécial, mais d'un phénomène probablement général, permettant de

Page 1