ROQBR, Soc. de hioi, 17 juin 1893, p
TOXINKS UniNAIRKS. 447
Comme on pouvait le prévoir, la toxicité urinaire varie avec ralimentation et, par conséquent aussi, avec l'espèce animale' : un kilogramme de lapin élimine en 24 heures assez de poison urinaire pour tuer 4''^'',18 de cet animal, alors que Turine d'un kilogramme d'homme ne tuerait dans le môme temps que 0'*^'',46 de lapin. Si celui-ci est nourri de lait et non de végétaux, ses urines deviennent beaucoup moins toxiques*. Un kilogramme de cobaye sécrète par jour de quoi tuer 5*^^,66 de lapin; les urines de un kilogramme de chien ne tueraient par jour que 3*^^,3 de lapin.
Le travail musculaire actif, en pleine campagne, abaisse de 30 Vo la toxicité des urines totales des 24 heures (de 27 7o celles de la veille, et de 40 % celles du sommeil). La suroxygénation diminue encore cette toxicité : après 4 heures de séjour dans l'air comprimé à llC"™ de pression elle s'abaisse de 43 "/q. Dans les 12 heures qui suivent la dépression, elle tombe de 66 Yo. Enfin, fait bien intéressant, dans les 8 heures qui viennent ensuite, cette toxicité dépasse de 33 **^o celle de la période correspondante du jour précédent.
Il va de soi que la toxicité urinaire varie beaucoup avec les maladies : c'est, en effet, par les reins que s'éliminent la plupart des poisons morbides spécifiques et les produits toxiques provenant des combustions imparfaites de l'organisme.
On sait qu'au moment de la défervescence la toxicité des urines est tout à coup fortement augmentée. Le passage des matières vaccinantes dans les urines a