‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 98 sur 158 · CUINARD, Soc. biol.. 1893. p · texte numérisé non relu

CUINARD, Soc. biol.. 1893. p

2. Le contraire aurait lien suivant MM. I^picque et Manette. Soc. li/f biohg., 18'J/i, p. 598.

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que le foie détruit, ou excrète avec la bile, un grand nombre de toxines. Chez les cardiaques, la toxicité des urines tantôt s'élève, tantôt diminue.

Chez les nerveux, les neurasthéniques, les hystériques, les urines sont généralement très chargées de matières extractives, de ptomaïnes et d'autres éléments toxiques; peut-être parce que chez eux, un vice de nutrition primitif, dont cette toxicité des urines est le signe, est la cause plutôt que l'effet des troubles nerveux que Ton constate. Chez les aliénés, les urines sont toujours plus toxiques qu'à Tétat normal; en particulier chez les maniaques agités, les stupides, les lypémaniaques. Dans la démence sénile, la toxicité urinaire est au contraire moindre qu'à l'ordinaire*. Enfin, suivant M. Féré, les urines préparoxysliques produisent, chez le lapin à qui on les injecte, des convulsions à la dose de 20 centimètres cubes, et la mort à celle de 23 centimètres cubes, tandis qu'après l'accès les substances convulsivantes et toxiques disparaissent en grande partie ^

On trouve dans les urines, môme normales, une substance thermogène jouissant, comme les ferments, de la propriété d'être entraînée par les précipités amorphes, et en particuher par le phosphate de chaux, d'être précipitée par l'alcool, et de se redissoudre dans la glycérine. M. P. Binet qui l'a étudiée' la prépare comme il suit : on acidulé un litre d'urine avec de l'acide phosphorique ; on ajoute un peu de chlorure de calcium, puis de l'eau de chaux jusqu'à saturation, enfin une trace de soude; il se fait un précipité qu'on laisse déposer; on le décante,

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