Comptes rendus Acad. se, 27 juillet
4î)0 LES TOXINES.
on le lave à l'alcool fort, on le sèche et on le met à macérer, deux à trois jours, avec de la glycérine; on filtre, et Ton ajoute à cette jglycérine quatre à cinq volumes d'alcool; il se fait ainsi un précipité floconneux qu'on recueille sur un filtre et qu'on dissout dans l'eau. La substance obtenue est pyrétogène, et chose intéressante, une courte ébuUilion ne paraît pas détruire cette remarquable propriété.
Cette substance est surtout abondante dans les urines de fiévreux, et mieux encore dans celles de tuberculeux. Le maximum de température est atteint trois heures après rinfection.
Quoiqu'elle soit peu sensible à la chaleur, la précipitation de cette matière par l'alcool et son entraînement par le phosphate de chaux, rend très probable qu'elle est formée surtout de ferments urinaires.
Toxines sudorales.
Suivant Rôhrig, 3 cent, cubes de sueur saine injectée dans les veines du lapin produiraient une fièvre passagère et de l'albuminurie. Avec l'urine des malades fébricitants, Queirolo a tué ces animaux en 24 à 48 heures.
Poisons biliaikes.
A Texception de la cholestérine , toutes les parties de la bile, acides et matières colorantes biliaires, produits dérivés des lécithines, principes minéraux, etc., sont plus ou moins vénéneuses. Les acides biliaires le sont môme à un point extrême. D'après MM. Bouchard et Tanret, le glycocholate