Institut Pasteur, t. VI, p
2. Voir toutefois, à propos de ce point délicat, la Note, p. 34o.
3. Comptes rend. Acad. sciences, t. LXXXVI, p. 978 et 833, avril 1878.
4. Sur les travaux de M. Ghauveau à ce sujet, voir Compt. rend. Acad. sciences, t. XG, 28juin 1880; t. XGI, 19juillell880; t. GXVl, 6 février 1888. — rtevue de médecine, t. VII, p. 177. — Annales Institut Pasteur, t. II, p. GG.
LlîS VACCINS.
en 1885, par Salinon et Smith dans leurs essais de vaccination contre le hog-cholera au moyen des liqueurs de cultures stérilisées*, puis plus parfaitement par Gliarrin (2b octobre 1887), qui, avec les produits solubles du bacille pyocyanique filtrés ou chauffés à 11 5°, parvint à immuniser le lapin contre la maladie correspondante ^ En décembre 1887, MM. Roux et Ghamberland démontrèrent que le cobaye qui a reçu les cultures du vibrion septicémique chauffées à 105-110° est vacciné contre ce virus ^ En février 1888, la même démonstration était faite par M. Roux pour les virus du charbon symptômatique et du charbon ordinaire. Depuis, MM. Chantemesse et Widal, Bruscheltini, Stern ont de façon semblable vacciné contre la fièvre typhoïde ; Roger, Marmorek, contre le streptocoque ; Belfanti, lilemperer, Mosny , contre le pneumocoque, etc..
On remarquera que dans toutes ces observations la matière vaccinante est fournie par un être vivant, par un microbe, spécifique ou non de la maladie à combattre. I^e principe actif de ces vaccins est une sorte de ferment soluble, une diastase qui, d'une part excite l'économie à produire ses antitoxines, de l'autre réveille la phagocytose, puis disparaît elle-même. Cette excitation spécifique de
1. On a objecté, il est vrai, aux essais de Toussaint et de Salmon et Smitli qu'ils n'avaient chauITé leur sang charbonneux ou leurs cultures qu'à 58 ou 59°, température qui ne tue pas les spores. Ils n'en établissaient pas moins qu'ils parvenaient à communiquer ainsi l'immunité (ou un certain degré d'immunité) grâce aux produits virulents eux-mêmes dont Salmon et Smith ont prouvé d'ailleurs la stérilité.
2. M. Gharrin concluait ainsi : « Ce que l'on peut dire en s'en tenant strictement aux faits, c'est qu'il est possible d'augmenter la résistance du lapin à un microbe déterminé, de rendre cette résistance plus ou moins complète et durable, soit en inoculant a<i préalable ce microbe par une autre voie, soit en injectant au préalable les produits solubles des cultwes » {Comptes rendus Acad. sciences, t. CV, p. 759).