Thèse de doctorat, Paris
3. Leur formule C^H^AzO^ (en prenant celle qui correspond le plus simplement aux analyses) les rapi)roche beaucoup de la composition des venins anal^-sés. C'est celle d'une leucéine en C" Il-'n-'AzO^.
TOXINES UniNAIRES.
jusqu'à ce qu'il ne passe plus ni sel marin, ni urée. La partie non dialysable de 42 litres d'urine ainsi traitée, fournit à l'évaporation dans le vide, environ G^'' d'extrait sec, soit 0'^'"143 au litre. C'est une masse vitreuse, dure, un [jeu colorée, hygrométrique, acide, d'un pouvoir réducteur très prononcé. Elle ne possède aucun caractère alcaloïdique, et ne contient pas de sels minéraux (ou qu'une trace). Cette substance analysée a donné les nombres : G = 60,75; H=9,37; Az = 10,94; 0 = 12,34; P = 3,00; S = 3,40. Elle est donc très pliospliorée et très sulfurée. Elle répondrait d'après son analyse à la composition C"^ ir'' Az^ 0^ PS, que nous ne donnons ici que pour aider à faire la comparaison de cette substance avec des produits semblables. L'extrait des urines tuberculeuses (avec fièvre), possède une composition qui se rapproche beaucoup de la précédente.
Injectés aux animaux ces deux extraits sont toxiques; le premier moins que le second. 0"', 1 tue un lapin de 2'"',200 en 45 minutes; on observe, du myosis au début, des troubles de la sensibilité ; plus tard toute motilité disparaît ; il y a de la mydriase et la mort survient avec le cœur en diastole. Dans les poumons on trouve de nombreuses ecchymoses. Ces caractères rapprochent singulièrement l'action de cette substance de celles des venins de serpents.
Parmi les principes extractifs et incristallisables des urines, il faut placer aussi les ferments, pepsine et invertine, que l'on sait depuis longtemps exister dans les urines normales et que nous avons vu être toxiques et, même à petites doses, agir sur la température générale. Sur ce point, disons que M. Roger* a montré que les substances dialysa-