‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 137 sur 213 · GuiNARD, Soc. Mo}., 1893, p · texte numérisé non relu

GuiNARD, Soc. Mo}., 1893, p

2. Le contraire aurait lieu suivant MM. Lapicque et Marette. Soc. de biohg., 1894, p. 398.

l-KS TOXIMiS.

élé démontré par Ch. Bouchard. Los loxine.s infecUcuses et les antiloxiiies s'éliminent de môme, ainsi qu'on l'a déjà dit. Chez les phtisiques la tuberculine paraît passer, en partie du moins, dans les mine^UHoitchm-d ; Charrin et Lo Noir).

Los observations de Bouchard démontrent aussi qu(î dans les maladies infoclieuses les urin(!s sont douze l'ois pins chargées de toxines que le sérum sanguin. Dans toutes ces affections virulentes la toxicité ordinaire est fortement augmentée; elle paraît l'être d'ailleurs dès qu'il y a le moindre mouvement fébrile, quelle qu'en soit la cause. Toutefois MM. l-ioger et Gaume ont observé que durant la période fébrile de la pneumonie les malades éliminent de trois à quatre fois moins de toxines par vingt-quatre heures qu'à l'état normal. Au moment de la défervescence une augmentation brusque de la toxicité urinaire, une sorte de décharge, se produit et dure un jour ou deux; le plus souvent, pourun même volume d'urine^, la quantité de toxique est plus élevée. Les auteurs font remarquer que la dose de sels de potasse alors éliminée suffirait presque à expliquer les augmentations de nocivité de ces urines ^

Dans la variole la toxicité urinaire oscille autour de la normale durant le stade d'éruption; elle n'augmente sensiblement qu'au moment de la défervescence^.

Au cours des maladies du tube digestif la toxicité des urines s'élève en raison même de l'exagération des fermentations morbides ou putrides dont les produits se résorbent dans le canal intestinal [Bouchard). Il en est de môme dans la plupart des affections hépatiques graves : on sait, en effet,

1. Comptes rendus sac. Inolog., 1891, p. G90 eL Ilnd., 1893, p. 7(i9.

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