P. Bbrt, Bull. Soc. biolog
3. 11 paraît, d'après un tout récent travail du D' Bruce {Ann. JnsUiut Pasteur, t. X, p. 189), que cette mouche n'est pas à proprement parler vénéneuse ; mais qu'elle inocule l'hématozoaire de la maladie dite du nagana, après avoir piqué des animaux malades. Cet hématozoaire est allongé, transparent, très mobile; il glisse comme un serpent entre les globules et finit par les disloquer. En se multipliant rapidement il produit la fièvre, une infiltration de lymphe au cou, à l'abdomen et aux extrémités et une émaciation extrême.
VENINS d'arachnides.
sions pouvant être suivies de mort. La petite mouche dorée . des Pyrénées, celle à tète rouge d'Abyssinie, la mouche des sables, les cousins, etc., ont aussi chacune leur venin.
Parmi les diptères, on doit citer encore les punaises qui agissent par leur salive ; les réduves dont les piqûres sont suivies d'engourdissement, etc.
Venins des arachnides; venins des acariens.
Le venin des araignées est contenu dans une glande située au céphalothorax, glande dont le conduit excréteur se termine aux antennes-pinces. Il est constitué par un liquide huileux, acide et amer. Suivant Kobert, il se mélangerait à une toxalbumine provenant de la peau de ranimai.
La morsure des mygales, des araignées, des tarentules peut tuer de très petits animaux. Chez Fhomme, elle n'occasionne que de la rougeur, quelquefois des phlyctènes, rarement de la fièvre.
Les araignées malmignates (Ile d'Elbe, Corse, Curaçao, Madagascar, Venezuela, Russie) peuvent tuer ]es grands animaux et l'homme. La mort arrive dans le coUapsus ; elle est précédée de dyspnée, de congestions pulmonaires avec paralysie des extrémités, pliénoraènes qui se prolongent souvent longtemps après les premiers accidents si le cas n'est pas mortel.
Chez les acariens, la punaise de Tabur paraît provoquer quelquefois des accidents mortels.
i,K.s T(>xim;s.
Venins des myriapodes.
Le venin de la scolopendre tue les articulés. Chez les mammifères, il ne produit qu'une douleur persistante, de la rougeur, parfois un peu de fièvre
Les scolopendres des pays chauds (S. morsitaiis, S. insignk) peuvent déterminer, par leur morsure, un œdème énorme, mais non mortel, à moins qu'ils n'agissent mécaniquement, au cou par exemple.
Venins des scorpionides.
Parmi les plus redoutables, il faut citer le bmhm afer et Y androctonus funesliis des régions tropicales.- Leure piqûres déterminent de la lymphangite, des vomissements, de !a diarrhée, de la fièvre, du sphacèlé, des accidents tétaniformes tardifs, enfin le coma auquel les animaux succombent.
L'appareil à venin du scorpion ordinaire [biilhus occitanus ei scorpio europeus), formé de deux glandes adossées, entourées d'une capsule fibro-musculaire, est renfermé dans le dernier segment de l'abdomen. Ce venin sourd par deux petits orifices placés latéralement près de la pointe de l'aiguillon. C'est un liquide incolore, limpide, acide, soluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther, légèrement plus dense que l'eau ^ Un scorpion de forte taille ne paraît pas dis[)Oser de plus de 0^'',002 de venin par ampoule.