‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 166 sur 213 · JOVEUX- Laffuie, Thèses de Paris · texte numérisé non relu

JOVEUX- Laffuie, Thèses de Paris

VENINS DE SCORPIONIDES.

Cette sécrétion n^est pas toujours active ni surtout également active. Redi a vu un pigeon piqué deux fois par l^aiguillon d^un scorpion de Tunis être pris de convulsions au bout d'une heure et succomber deux heures après. Un chien, piqué par un scorpion du Languedoc, fut pris une heure après de vomissements, d'enflure généralisée, de paralysie des membres, de convulsions ; il mourut cinq heures après avoir été piqué. Quelquefois des chiens atteints à plusieurs reprises par des scorpions, des poulets piqués sous l'aile ne sont même pas malades'. D'après Blanchard, Bert, etc. , la piqûre du scorpion est mortelle pour les insectes et pour cet animal lui-même. Les grenouilles piquées sont prises de tétanos, puis se rétablissent ou succombent. En général, les oiseaux sont très sensibles ; leur respiration devient irrégulière, ils s'agitent et meurent, ou bien ils se rétablissent mais non sans grand malaise.

P. Bert a étudié le venin des scorpions de Suez. Ils avaient été tués et séchés au soleil ^ La vésicule d'un seul de ces animaux suffit pour tuer deux grenouilles. Il ne se produit pas d'enflure; l'animal éprouve des convulsions à peu près comme par la strychine, il pousse des cris de douleur ; le corps se roidit tout entier; des périodes de calme et d'excitation se succèdent. Comme le curare, ce venin paraît porter son action principale sur les extrémités périphériques des nerfs moteurs et laisser la sensibilité intacte, mais il excite la moelle épinière et fait naître des contractions tétaniques que ce dernier poison ne produit pas.

Sous le microscope, sous l'action de ce venin, les globules du sang paraissent s'agglutiner les uns aux autres; mais le

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