‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 167 sur 213 · Histoire de l'Acad. des sciences, 1731, p · texte numérisé non relu

Histoire de l'Acad. des sciences, 1731, p

2. P. Bekt, Contribution à l'étude des venins, Compt. rend. Soc. de biologie, A' série, t. II, p. 136, et année 1885, p. S7/i.

sang extravasé reprend toute sa riitilance lorsqu'on l'agite à l'air. Les globules rouges des oiseaux, poissons, grenouilles, salamandres se dissolvent ; il ne reste que le noyau. En résumé, diminution progressive de la respiration et des battement> cardiaques, congestions viscérales, faible abaissement de température, convulsions légères et rigidité cadavérique rapide, tels sont les principaux symptômes de cette envenimation. Une dose de 0'"^'' 5 de venin de scorpion tue un cobaye en moins de vingt-quatre lieures.

M. Galmette a étudié, dans ces dernières années, le venin du scorpion'. 11 le préparait en triturant avec de l'eau distillée le dernier segment caudal coupé sur l'animal vivant, filtrant et évaporant à sec dans le vide. Vingt-huit scorpions lui ont ainsi donné 46 milligrammes d'un extrait sec qui, repris par Teàu distillée glycérinée, tuait la souris blanche à la dose de 0'""'' Ob en deux heures. L^animal était pris de spasmes convulsifs suivis de paralysie et d'asphyxie, phénomènes assez semblables à ceux qui suivent l'inoculation du venin de serpents.

Le venin de scorpions mélangé d'avance d'hypochlorite de chaux étendu, de chlorure d'or, de solution iodoiodurée perd toutes ses propriétés toxiques.

Un milligramme additionné de 3 cent. cub. de sérum antivenimeux de lapin immunisé contre le venin de cobra ne peut plus tuer le cobaye., alors que la même dose mêlée à du sérum ordinaire le tue infailliblement. Deux cobayes immunisés contre le venin de vipère supportèrent parfaitement la dose mortelle de 2 milligr. de venin de scorpion".

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