CHAIRS VÉNÉNEUSES
Un cent. cub. suffit chez la grenouille. Le sérum correspondant agit comme le sang tout entier. liCS phénomènes sont ceux qu'occasionne le venin cutané : paralysie du train postérieur, ralentissement et arrêt du cœur, rétrécissement de la pupille.
Pour extraire les matières actives du sang de crapaud on l'additionne de 4 à 5 volumes d'alcool à 93° cent. , on filtre après 24 heures, on lave et épuise le résidu avec de l'alcool. Ces solutions alcooliques produisent les désordres mêmes qu'on observe avec le sang ou le venin cutané. Le sang de crapaud contient donc des substances toxiques appartenant au groupe des leucomaïnes ou des ptomaïnes et non à celui des albuminoïdes.
Sang de hérisson^ — Ce sang contient, d'après MM. Physaiix et Bertrand, une matière toxique et une matière antitoxique que l'on retrouve dans le sérum. On peut dél.ruire la première sans modifier la seconde en maintenant le sang à 08° durant 15 minutes : la substance antitoxique reste seule intacte. Le sérum ainsi transformé injecté aux animaux les immunise contre les venins, en particulier contre celui de vipère dont on sait que le hérisson supporte les morsures sans accidents durant la vie.
Chairs vénéneuses.
Beaucoup de poissons ont une chair vénéneuse quoique souvent excellente au goût, et l'empoisonnement que provoquent ces aliments est quelquefois très prompt. Mais ce qui fait la difficulté et les contradictions qu'on rencontre dans cel te étude, c'est que suivant les lieux et surtout l'époque de la
1. Physalix et Bertrand, Compt. rend. Acad. sciences, t. GXXI, p. 745,
pêche, correspondant en général avec tel ou tel développement de l'animal, en particulier avec le moment du frai, le même poisson peut être extrêmement vénéneux ou inoffensif. Tel est le cas du fiuju ou tetrodon riibripes des mers du Japon dont la chair, mais surtout les œufs et la laitance deviennent d'une vénénosité extrême lorsqu'ils sont arrivés à l'état adulte, tandis que ce poisson est mangé sans aucun inconvénient lorsque les règlements locaux en permettent la pêche'. Tel est aussi le cas du cailleu-trassart [Meletta thrissa) que l'on pêche depuis New-York jusqu'aux côtes du Brésil, et qui, très eslimé sur certains points des côtes des Deux- Amériques, devient très vénéneux sur d'autres rivages, sans doute lorsqu'il est arrivé à un certain état de développement. Telle est aussi la bécune {sphyrsena picuda) qui, suivant Plée qui l'observait à la Martinique, n'est jamais vénéneuse dans ce pays, mais qui passe pour dangereuse aux Antilles et au nord du Brésil, probablement parce qu'elle y arrive à un aulre moment de l'année ou qu'elle s'y trouve dans des conditions de nutrition spéciales. Toujours est-il que, dans ces derniers pays, la sphyrène produit des empoisonnements avec tremblements généralisés, nausées, vomissements, douleurs violentes dans les bras et les mains. La guérison, d'ailleurs toujours lenle, ne paraît jamais définitive; comme pour beaucoup de venins, ces accidents peuvent revenir sans cause apparente et même d'année en année.
Un poisson de la Méditerranée, le létragonure de Cuvier, devient souvent dangereux l'été : après en avoir mangé,
i. Voir à ce sujet Rémv, Mémoires de la Soc. de biologie, t. V, p. 1 (1883) ainsi que Miura et Takesaki, Z. Lolial. d. te trodonsgift, Vircli. Arch. (1893), p. 112. — TOGOHOSHI, Ihid. (1893-1894), p. 122.
CHAIRS VÉNÉNKUSKS.
le patient est pris de chaleurs à la gorge, de nausées, de vomissements, de douleurs à l'épigaslre.
Parmi les labroïdes, le lachnolsemus caninus paraît être très vénéneux. On a constaté aussi des empoisonnements par la bonite caractérisés par des rougeurs avec exanthèmes, céphalalgie, coliques et dévoiement.
La plupart des animaux des genres tétrodon et diodon qui vivent dans les mers tropicales, quelques-uns dans les fleuves (Nil, Amazone), les ostracions ou cofifres et certains balistes ont aussi une chair vénéneuse*.
Dans la famille des clupes comprenant le hareng, la sardine et l'anchois, on trouve Yanchois bselassa des rivages de l'Inde, dont la chair occasionne la mort même lorsqu'on ne la consomme qu'à faible dose. La melette vénéneuse se rencontre dans les mêmes mers. Elle peut provoquer des vomissements violents.
Citons parmi les scomberoides, la fausse carangue {cavanx fallax) des côtes du Brésil dont la chair est vénéneuse une grande partie de l'année.
Enfin, parmi les squales, on doit signaler la chair fortement vénéneuse du giàet.
Tout le monde connaît les empoisonnements par les moules vénéneuses. Nous l'avons décrit dans cet ouvrage (p. 133) à propos de la my tilotoxine, alcaloïde qui paraît se former chez ces animaux dans des conditions encore mal déterminées. On sait communément que la chair des huîtres est souvent malsaine aux époques du frai, et j'ai été témoin d'un empoisonnement avec embarras gastrique suivis de dévoiement cholériforme sur tous les membres d'une famille qui
1. En particulier le létrodon-du Cap [Telrodon scelemlus) et le Telrodon rnaculatus.
LES TOXINKS.
avaient mangé de ces mollusques à la fin d'août sur les côtes de Bretagne. Les phénomènes toxiques ne se déclarèrent que vingt-quatre à quarante-huit heures après l'ingestion. Ces huîtres avaient été excellentes.
Il ne faudrait pas confondre les empoisonnements par les chairs vénéneuses, dangereuses à consommer à l'état frais et après cuisson, avec les empoisonnements occasionnés par les viandes et autres aliments salés, fumés et conservés (morue, esturgeon, saumon, conserves de viande, fromage, etc.), empoisonnements dus à l'action de poisons microbiens qui se développent ultérieurement dans des aliments primitivement inoffensifs '.
En même temps que les bactéries détruisent la matière alimentaire, ils la modifient et y introduisent leurs propres sécrétions. De divers échantillons de fromages reconnus vénéneux et qui produisirent sur les chiens et les chats des vomissements et de la superpurgation, Vaughan après épuisement à l'alcool, reprise du résidu par l'eau et reprécipitation de la liqueur par l'alcool retira une albumotoxine très vénéneuse dont la solution injectée sous la peau à la dose de quelques gouttes déterminait les phénomènes d'intoxication précités. Elle avait tous les caractères des albuminoïdes, elle ne précipitait pas par le sulfate sodique ni par l'acide carbonique, mais par saturation de ses solutions au moyen du sulfale d'ammoniaque en poudre. Ce n'était donc ni une globuline, ni une peptone. De semblables protéides vénéneuses issues des bactéries se rencontrent certainement dans beaucoup d'autres aliments altérés par les microbes*.
1. Voir SiEBER-SCHOUMOW, Contribution à l'étude des poissons venimeux, Arch. Soc. de biolog. de Saint-Pétersbourg, t. IH, p. 226 (1894).
2. Vaughan et, Novy, l'tomaïnes et leiccomaïnes, p. 60 et 61.
OHAPITEE DOUZIÈME Toxines microbiennes des maladies virulentes.
Les toxines sécrélces par les microbes infectieux, celles qu'ils forment in vitro ou qu'ils versent dans les organes au cours des maladies spécifiques, aussi bien que les antitoxines paraissant se produire sous l'influence de ces toxines, dans les organes envahis qui se défendent contre l'intoxication, toutes ces substances actives ne sont pour la plupart autrement connues que par leurs effets. Nous avons dit (p. 310) les raisons qui nous font admettre que les toxines infectieuses proprement dites et les antitoxines sont généralement de nature protéique, mais nous avons fait aussi remarquer que ces substances doivent être placées sur la limite qui sépare les corps protéiques des alcaloïdes proprement dits ou plomaïnes. A ce dernier point de vue, on doit en faire une classe à part qu'on pourrait appeler la classe des ptomalbiimines.
Nous avons vu que le terme de toxine s'applique indistinctement àl'ensembledes produitsde chacun des microbes pathogènes (toxine dipihérique, toxine tétanique, toxine cholérique, etc.) que ces substances soient des toxines proprement dites, telles que les toxines diastasiijues ou albuminoïdes, qu'elles soient de vrais alcaloïdes, des ptomaïnes,
•j30 I.KS TOXINMi-.S,
OU bien quelles jouent d'autres l'onclions, telles que la phiogosine, ou l'invertine par exemple. Nous avons fait observer à plusieurs reprises, que généralement les toxines complètes, sécrétées par les microbes ou formées clans certaines glandes, se composent de deux ordres de facteurs principaux : les toxines proprement dites ou ferments morbides, le plus souvent albuminoïdes ou nucléiniques, et les toxines alcaloidiques ou ptomaïnes. Ces dernières paraissent elle-mêmes procéder des toxines albuminoïdes grâce à une sorte de dédoublement fermentatif que provoque le microbe.
Enfin, nous avons dit (p. 331) comment pour l'étude chimique ou physiologique d'une toxine complète, on peut séparer ces deux ordres d'agents nocifs qui mélangés dans les liqueurs de cultures ou dans les humeurs, compliquent et obscurcissent leurs actions propres.
Il est intéressant de remarquer en passant que parmi les toxines protéiques jusqu'ici découvertes toutes, sauf la cholérapeptone de Pétri, font partie de la classe des propeptones ou albumoses.
Avant de dire ce que l'on sait de particulier sur l'action toxique et les autres propriétés des produits vénéneux sécrétés ou formés par chacun des microbes pathogènes spécifiques, il convient de remarquer que deux caractères paraissent leur être communs : la propriété pyogène qui fait que ces toxines attirent, puis détruisent les globules blancs et produisent ainsi du pus', et la propriété pyrétogènc qui ne paraît appartenir que très indirectement à la substance pj^ogène.
1. Christmas a conslalé que les cultures du staphylocoque doré contiennent une matière protéique que l'alcool précipite et qui, introduite dans la chambre antérieure de l'œil du lapin, provoque la suppuration. Arloing a signalé aussi une substauce phlogogène dans les cultures de la péripneuraonie infectieuse.
TOXIN'KS nKS MAI.ADIKS VIIUILKNTKS.
11 faut peut-être ajouter une Iroisième caracléristique très commune, sinon tout à fait générale, des toxines, celle de ralentir les mouvemenls du cœur : ainsi agissent les toxines diphtériques, celles du bacilhis sfipticiia pitfridis, celles du ô. coli commiinh, etc.
Biichner a remarqué que beaucoup de JDacléries contiennent des substances pyogènes en quantité variable, et sans doute aussi différentes de nature suivant l'espèce qui les forme : le bacille d'Eberth, le b. snbtilis, le b. lactique, le stophylococcvs pyogènes aureus, le bacille rovrje de la pomme de terre, le bacille pyocyaniqiie surtout, en fournissent de notables proportions. Pour extraire la substance pyogène de ce dernier bacille, on le cultive sur tranches de pommes de terre, on recueille ensuite les microbes en brossant chaque tranche sous l'eau et on les lave. La matière pâteuse ainsi séparée est reprise par 50 fois environ son volume d'une solution de potasse caustique à 5 pour 1000. Il se fait une masse mucilagineuse qui se dissout à 100°; on chauffe un peu, et l'on jette sur de petits filtres en grand nombre. La solution, verdie par la pyocyamine, est exactement précipitée par l'acide acétique sans excès; il se sépare une masse mucilagineuse qu'on réunit sur des filtres et qu'on lave à l'eau. On la redissout en la délayant dans de l'eau contenant une trace de soude. 13^'" 25 de bactéries humides (ou 1^'"44 de matière sèche), ont ainsi donné 0^''274 de celte substance protéique*, soit '1^''4 pour cent grammes de substance calculée exemple d'eau. Cette toxine pyogène représente donc une importante fraction des matériaux constitutifs du microbe.
1. Elle contenait 11, o pour cent des matières minérales principaleraent composées de phosphates, et de chlorures alcalins.
Les propriélcs cliimiolacliques oL pyogoncs de celle subslance fureiil démonlrées par la mélliode de Massarl. La malière dissoute était placée dans de petits tubes qu'on stérilisait ensuite à chaud, et ceux-ci, après avoir été ouverts à un bout, étaient insérés, avec des précautions antiseptiques minutieuses, sous la peau d'animaux divers. Les tubes extraits au bout de 2 à 1^ jours furent trouvés remplis, jusqu'à 2 à 3 millimètres de leur extrémité ouverte, d'un pus formé par la destruction des phagocytes, pus qu'on reconnut stérile. 11 y avait donc eu à la fois attraction et destruction des globules blancs.
Le bacille d'Eberth possède au plus haut degré la propriété de sécréter cette pyoç/énine. On a reconnu qu'elle a les plus grandes analogies avec les caséines végétales, ellesmêmes du reste douées de puissance pyogène à un faible degré.
On sait d'ailleurs que la plupart des bacilles infectieux et pyogcnes produisent la lièvre ; nous avons déjà insisté sur ce point. C'est Pauum qui, sans en tirer parti, ni généraliser cette observation, reconnut pour la première fois, en 1843, dans ses recherches sur le poison des matières putrides, qu'elles contiennent une substance plus ou moins définie, mais enfin un principe chimique, apte à donner la fièvre lorsqu'on l'injecte dans le sang. Il reconnutque ce poison septique et pyrétogène subissait sans perdre ces propriétés la température de 100". Ces expériences depuis oubhées furent plus tard conhrmées au point de vue de la réalité de l'existence de substances pyrélogènes par M. Chauveau; il établit à nouveau que l'injection des liquides putrides stprifisés à 10(V provoque la fièvre. Brieger, vers 1883, lit faire un pas de plus à la question de l'origine de la fièvre
TUXl.MÙS DKS iMALADlKS MIlLUiKNTICS.
en inoiUranl (jii'une subslance cristallisée, un vérilablc alcaloïde extrait des liquides putrides, la mijdalcincy était capable d'élever la température et le pouls*. En 1887, Serafini aborda le premier l'étude des produits pyrétogènes sécrétés par les microbes infectieux spécifiques : il remarqua que les cultures du bacille de Friedlander (Microbe de la pneumonie) déterminent chez le chien, après stérilisation, une notable élévation de température. Enfin, en 1889^ MM. Charrinet Kufiér complétèrent cetle démonstration en montrant que les cultures du bacille pyocyani(|ue filtrées, ou filtrées et à la fois chaufiees à 1 1Î3", élevaient de '1",3 la température du lapin et produisaient un accès de fièvre pouvant durer plus de 48 heures, sans que ces cultures continssent aucun germe microbien mort ou vivant^
Les substances pyrétogènes peuvent donc être produites par les microbes ; mais elles peuvent aussi dériver des cellules animales et se rencontrer chez les végétaux. Nous avons déjà parlé ailleurs (p. 423) de la pyrétogénine . que M. Roussy a signalée dans la levure de bière et qui n'est autre que le ferment inversif. C'est à cette découverte (1889) ([ue remonte la preuve, pour la première fois bien établie, que la fièvre peut être provoquée par le passage dans le sang d'une substance de nature notoirement zymotique^. Il est vrai que certains alcaloïdes sont pyrétogènes, et que le bouillon lui-même est pyrélogène, d'après M.Bouchard; on ne saurait en être très surpris, puisque d'une part ce sont là
1. On peut lOLilefois se demander si elle agit directement ou plutôt en provoquant l'issue des ferments pyrétogènes.
2. Voir à ce sujet, Chakbin etRuFFEK, Société de biologie, 2(3 janvier 1889.
3. L'idée que la fièvre est une sorte de fermentation est déjà exprimée par Vuu llelmont, et l'avait été probablement par d'autres avant lui. Mais une idée n'est pas une vérité avantqu'oii en ait donné la preuve.
dos substances cliimiiiues de l'ordre de celles ([uc |)roduil la cellule bacLérieune auaérobie, leucomaïnes, produits de combustion incomplète, maUères extractives, etc. aptes en atteignant les cellules normales ou le globule blanc, à faire déverser dans le sang les ferments pyrétogènes que ces cellules tiennent en réserve.
Les substances pyrétogènes microbiennes sont loin d'avoir toutes la môme intensité d'action. Bouchard a constaté (1889) que les cultures de bactéridie charbonneuse, de staphylocoque doré, du bacille de la morve, étaient moins hyperthémisanles que ne l'est le bouillon de veau; que les cultures du bacille de l'érysipèle agissaient comme ce bouillon, et que celles du bacille virgule élevaient plus que le bouillon la température. La lymphe de Koch ou tuberculine produit à dose minime (1 milligramme à 1 centigramme), sur les sujets tuberculeux, des élévations de température de 3 et 4". Trois à quatre centimètres cubes de culture filtrée de bacille pyocyanique font monter la température de! à 3". Deux centimètres cubes de culture stérilisée de bacillus prodigiosns provoquent durant huit à dix heures de suite, chez le lapin, une fièvre de 41° [Gamaleia).
Étant donné d'une part la non-proportionnalité des effets pyogéniques et pyrétogéniques, tenant compte d'autre part de ce fait que des substances purement chimiques, des alcaloïdes définis par exemple, peuvent provoquer la fièvre, nous ne pensons pas que les substances pyrétogènes se confondent avec les matières pyogônes ou toxiques. Il est très possible que des substances toxiques (uiicrobiennes ou non), ou simplement médicamenteuses, soient capables d'agir sur certaines cellules de l'économie pour provoquer la formation de principes aptes à allumer la fièvre : Gama-
TOXIiNKS DES MALADIKS VIRULKiNTES.
leia en a donné un commencement de preuve'. De la raie d'animaux sacrifiés durant la fièvre charbonneuse, il extrait une substance purement chimique douée d'un pouvoir pyrétogène très grand : la rate extirpée à l'animal malade était hachée et mise à digérer avec de l'alcool absolu; au bout de deux heures, on rejetait l'alcool et on pulvérisait le magma restant avec de l'eau. Celte bouillie filtrée sur biscuit, injectée à la dose de 4 cent. cub. dans la veine auriculaire du lapin, provoquait au bout d'une demi-heure une élévation de température de '1",2 à 2".
On pont considérer la fièvre infectieuse comme une réaction des tissus contre l'invasion des microbes; cette réaction provoque, nous l'avons vu, la formation des antitoxines mais sans doute aussi l'extravasation des ferments pyrétogéniques.
C'est par la production ou le déversement dans le sang de matières propres à exciter les centres thermogéniques qu'on peut s'expliquer la fièvre qu'on observe souvent chez les chlorotiques, les goutteux, les rhumatisants, les leucocythémiques, et en général, chez les porteurs de cachexies divérses. Lorsque la nutrition et la désassimilation sont imparfaites, des substances extractives incomplètement oxydées, se forment ou sortent des tissus et en particulier des globules blancs et provoquent, en certains cas à un haut degré, les phénomènes artificiellement reproduits par Bouchard par injection de bouillon de veau et par Gamaleia au moyen de l'infusion de rate.