‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 173 sur 213 · An7iales Institut Pasteur, t. II, p · texte numérisé non relu

An7iales Institut Pasteur, t. II, p

J-KS lUXlNKS.

Toxines du charbon.

Pour préparer les loxines du bacille de l'aiillirax, llankin a donné la mélliode suivante' :

Les eiillures se font dans de l'extrait de Liebig en solution au 1 000" mélangé d'un peu de librine divisée ■\ L'extrait doit être d'abord stérilisé longtemps et avec soin, et la librine n'être ajoutée qu'après avoir été stérilisée séparément elle-même. Lorsqu'on a mélangé ces matières, on soumet de nouveau le tout à la tem[)érature de 110". On ensemence alors le terrain ainsi préparé avec une goutte de sang pris dans le cœur ou la rate d'un animal mort de

tienne de sulfate d'ammoniaque en poudre après avoir très

1. Voir Dvitish med. Jown., 12 octobre 1889 el 12 juillet 1890.

2. Lœw a fait la remarque, partiellement conlirmée depuis, que les Ijacilles pathogènes se nourrissent à peu près exclusivement de matières albunjiuoïdes. Il convient de reconnaître seulement que ces substances sont celles qui conservent le mieux la puissance nocive des microbes infectieux; les bacilles peuvent rester encore pathogènes, et presque ausfi actifs, après avoir été cultives dans des bouillons ne contenant presque exclusivement que des substances azotées quaternaires.

3. Si l'on agissait à 370-38», ralbumose ([ui se forme pourrait passer à l'état de peplone. Dansce cas, d'ai)rès Ilanicin, l'albumose et la peplone perdent leur pouvoir toxique et immunisant.

FiG. 15. — Bacilles du charbon et globules du sang.

charbon et on abandonne à la température de l'J degrés". Le bacille se reproduit aux dépens des flocons de librine. Après une semaine environ, on jette le tout sur urt filtre et l'on extrait l'albumose qui s'est formée. Dans ce but, on filtre la partie limpide et on l'addi-

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légèrement acidulé d'acide acétique. Le pi'cci[)ité lloconueux (jiii se ])roduit est })assé au filtre, lavé à l'eau chargée du même sel, rejjris par de l'eau pure et soumis à la dialyse eu présence d'un peu de tliymol ou dans un courant d'eau à 'i;! ou oO° qui empêche toute putréfaction. Au bout de 24 heures, quand les sels minéraux ont été enlevés, on évapore la liqueur dans le vide à 46" ou 48", Lorsqu'elle est assez concentrée^ on la verse goutte à goutte dans de l'alcool; il se fait un précipité qu'on lave avec de l'alcool nouveau et que l'on sèche'. Dans cette dernière phase de l'opération, les ptomaïnes, et d'autres corps restent eu solution dans l'alcool, tandis que les alburaoses seules se précipitent". La substance ainsi obtenue, redissoute dans l'eau et injectée aux animaux à dose assez forte, est mortelle pour eux. Au contraire, si on l'injecte par très petites doses a la fois, elle leur confère l'immunité contre le charbon.

D'après l'auteur de ces observations, un cinq-millionième, et même un dix-millionième de leurs poids injecté aux lapins les vaccinerait aussitôt contre la maladie charbonneuse^ Mais cette immunité n'est pas durable. Hankin

1. Hankiu fait observer que si l'on place de l'alcool d'une part, de l'eau de l'autre, des deux côtés d'une membrane dialysaute, l'eau passe rapidement vers l'alcool, taudis que des traces seulement d'alcool dialysent vers l'eau. 11 s'est servi de cette propriété pour concentrer plusieurs solutions aqueuses étendues d'albumoses pathogènes; il les introduit dans une sorte de boyau dialyseur qu'il fait plonger dans de l'alcool méthylique qu'on renouvelle de temps à autre et qui absorbe lei.tement une grande partie de l'eau.

'•2. Dans ee procédé, les peptones, surtout si elles sont en petite quantité, restent dans la solution alcoolique (jui a j)récipité les albumo.^es. Il faut observer aussi que certaines albumoses perdent tout ou partie de leurs propriétés toxiques en présence de l'alcool. C'est ce (pie Tizzoni et. Ciintauni ont remarqué, par exemple, pour la toxine du tétanos.

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