Bacille de la Uiherciilosc
immerger, les plaques de bacilles qui doivent flotter sur les cultures (iig. 16). Après 6 à 7 semaines, on évapore la totalité de la liqueur au bain-marie jusqu'au 10" de son volume, et Ton filtre à la l)Ougie de biscuit. On obtient ainsi un liquide brun foncé, odorant, qui constitue ce qu'on a nommé la tubey-
cuiine thérapeutique. M. Roux assure que l'on peut préparer un liquide également actif, soit qu'on s'adresse comme porte-graine à la tuberculose bumaine ou animale, soit qu'on cultive la tuberculose aviaire qui a une aptitude plus particulière à se développer en voile et à couvrir rapidement les surfaces. On doit seulement se servir di^ vases à fonds trè? plats et très larges'.
Ainsi préparé, le liquide précédent constitue la tuberculine brute, tiihercAiline qui, dans un état de dilution variable, a été employée comme médicament par Kocli et bien d'autres après lui.
Quand on veut en extraire à l'état de pureté le vrai principe actil', on rencontre de grandes difficultés. Kock essaj'^a d'abord de le séparer par affusion d'alcool absolu aux liqueurs de cultures filtrées; mais il n'obtint ainsi qu'un dépôt d'aspect résineux contenant toutes les matières extractives insolubles dans l'alcool fort. S'adjoignant alors Brieger et Proskauer, il tenta de préparer par des procédés plus rationnels les matières actives de ces bouillons de culture. Ces savants tentèrent de saturer la liqueur par le sulfate de
1. Annales de l'Institut Pasieuv, l. V, p. 72(), el Deulsch. nied. Wochcnich. 22 octobre 1891.
LKS TOXINKS.
magnésie (qui sépare d'altonl, on lésait, les ^rloljulines), puis d'ajouter, après iiltration, du sulfate d'ammouia([ue en excès ])our ])r6cipiter les albumines ])roprement dites. Ge procédé ne donna pas de bons résultats. Le tannin qui précipite les album inoïdes, les peptones et beaucoup de })tomaïnes; les traitements par les bicarbonates et carb;)nates alcalins, ou j)ar la baryte: l'épuisement })ar l'alcool; l'acide [)bospbotuagstique qui eu li(|ueur très acide entraine tous les alcaloïdes; l'acétate lerriqiie qui, saturé parla soude, précipite à l'ébullition tous les corps protéiques à l'exception des peptones; l'acétate de plomb ammoniacal qui enlève les peptones; le cbarbon animal ipii se cbarge souvent des produits vénéneux, etc., tous ces moyens furent successivement examinés; mais aucun ne permit d'isoler la substance active à l'état de pureté. Taulot, comme dans le traitement par le sulfate d'ammoniaque, cette substance entraînait avec elle beaucoup d'impuretés; tantôt comme avec le tanin, on précipitait bien en partie la substance active, mais ce précipité dissous dans le carbonate de soude ne pouvait plus être privé de son tanin.
A la suite de ces tentatives infructueuses les auteurs ci-dessus se sont arrêtés à la marche suivante qui leur a donné les meilleurs résultats : A 100 cent, cubes de tuberculine brute {solution thérapeutique) on ajoute en agitant sans cesse loO cent, cubes d'alcool absolu et on abandonne le tout durant 24 heures. Il se fait un précipité floconneux brun, surmonté d'une liqueur colorée. On décante celle-ci avec .soin, et on l'additionne d'alcool à 60 degrés centésimaux employé à volume égal. On agite et laisse déposer une douzaine d'heures. On renouvelle cette opération trois fois: on recueille les dépôts formés, on les redissout dans un peu