‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 177 sur 213 · II. DUENSCHMANN, Ann. <k l'Insl. faveur, 1. p · texte numérisé non relu

II. DUENSCHMANN, Ann. <k l'Insl. faveur, 1. p

LKS TOXINKS.

agité de brusques mouvements convulsifs; il présente une hj^potliermie qui va croissant jusqu'à la mort. A l'autopsie, un peu de liquide dans le péritoine; point de microbes ni dans les sérosités, ni dans le sang, ni dans les viscères; aucune lésion du Ibie, de la rate ou des reins; aucun organe atteint, même si l'animal ne meurt de cachexie ([u"au bout de plusieurs semaines. Il est pris seulement d'un amaigrissement extrême.

Loin d'acquérir l'immunité, les animaux ainsi lentement intoxiqués deviennent plus sensibles à la toxine du charbon symptomatique. Et cependant, ainsi que l'a vu le premier M. Roux, le sérum filtré sur biscuit des animaux qui ont succombé au charbon symptomatique vaccine contre cette maladie; preuve évidente qu'il tient son antitoxine non du microbe lui-même, qui ne laproduit pas dans les cultures fai tes in vitro, mais de certaines cellules de l'animal atteint, cellules qui réagissent en déversant dans le sang ou les humeurs les produits de leur activité défensive'.

Toxines de la tuberculose.

Pour préparer le poison de la tuberculose, on cultive le bacille tuberculeux de Koch dans du bouillon de veau glycériné à 4 % et additionné de 1 pour cent de peptone très faiblement alcalinisée. Il faut faire l'ensemencement à la surface de la liqueur en y déposant, sans les

1. M. Roger a démontré que le charbon s.ymploraatique qui n'attaque pas le lapin, le tue, au contraire, si l'on injecte en même temps dans les veines de ranimai quelques gouttes d'une culture de bacillus prodigiosus qui paraît agir en altérant la nutrition cellulaire et l'aptitude à Siicréler des antitoxines. C. rend. Soc. biolog., 1889, p. 'i7G et 3dO.

TOXINKS m-: L\ TURKUCULOSK.

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