‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 203 sur 213 · Zeilschr. f. Hyg., XVIII · texte numérisé non relu

Zeilschr. f. Hyg., XVIII

:i. Lannelongue et Achard, Soc. biolog., 1890, p. 348.

Toxine du pneumobacille de la péripneu.monie

contagieuse.

Cette toxine a clé étudiée par Arloing en 1888'. Le pneumohacillus liquefaciens bovis végète activement vers 37° dans les bouillons de bœuf ou de veau neutralisés. La température de 55° tue le bacille; mais l'on peut porter la culture à 80<* non seulement sans détruire son activité, mais même en l'exallant grâce à cette élévation de température La liqueur possède encore une notable toxicité lorsqu'elle a été chauffée à 110" pendant un quart d'heure. Toutefois la prolongation de ces hautes températures l'altère et finit par la détruire. Les cultures primitives filtrées, puis injectées dans le tissu conjonctif, déterminent une tuméfaction large, épaisse, chaude, douloureuse, en un mot un œdème inflammatoire qui disparaît après 20 à 2o jours.

La substance à laquelle est due cette inflammatiou précipite de ces cultures, filtrées sur porcelaine, grâce à un excès d'alcool. A l'état frais, ce précipité est cailleboté; sec, il est amorphe, cassant, adhérent au verre, de couleur jaunâtre. Il se dissout dans l'eau, après précipitation et dessiccation, dans la glycérine étendue d'eau et même dans l'acool étendu. Mais si on le reprécipite plusieurs fois par l'alcool, il abandonne une partie insoluble qui va en augmentant. Ce précipité est formé par un corps azoté qui ne donne aucune réaction spéciale avec l'iode et l'acide azotique. La substance ainsi précipitée, redissoute dans l'eau et injectée sous la peau, produit les accidents inflammatoires du bouil-

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