Voir Compt. rend. Acad. scienc, t. CVI, p. 136o et IVciO
TOXINES DU GONOCOQUE.
ion de culture virulent primitif. Elle est même plus active que lui. Toutefois avec le temps, les solutions de cette toxine perdent de leur vénénosité.
Cette matière ne communique pas aux animaux l'immunité contre elle-même, ni contre le microbe qui l'a produite.
Toxine du bacillus heminecrobiophilus.
Cette toxine a été extraite par le même auteur et par les mêmes moyens des cultures d'un bacille spécial qui, injecté dans le testicule des animaux provoque la dissolution du tissu conjonctif, l'infiltration des régions voisines et un dégagement assez abondant d'un gaz formé pour cent parties de gaz d'acide carbonique (18,3 p.); azote (79,66 p.) et oxygène (2,04 p.)'.
Les cultures de ce bacille, filtrées et précipitées par l'alcool, fournissent une substance qui possède les propriétés diastasiques du virus complet : en particulier, elle fait fermenter le tissu testiculaire qu'elle détruit en dégageant les gaz ci-dessus indiqués.
Le produit actif que précipite l'alcool est blanc, soluble dans l'eau, et se comporte comme une diastase complexe en ce sens qu'il peptonise la fibrine, intervertit la saccharose, saccharifie l'amidon et émulsionne les graisses.
Toxine du gonocoque de Neisser.
Elle a été découverte et étudiée par MM. Hugounenq et Eraud ^
1 Nous pensons que l'oxygène n'y existe que par accident et a été amené par l'air qui a pu s'y mélanger.