Compt. rend., t. CXVI, p
PTOMAÏNKS DKS MICRORKS PATHOGKNES DÉFINIS.
légèrement alcaline. Elle donne un chlorhydrate, un chloraurate et un chloroplatinale cristallisés. Elle forme un précipité jaunâtre avec l'acide pliosphomolybdique ; jaune avec l'acide picrique, verdâtreavec le chlorure mercurique. Elle répond à la formule G^H'^AzO.
Celte base est vénéneuse. Une solution dans l'eau stérilisée injectée à un lapin produit une inflammation au point d'injection, une fièvre forte et la mort. L'eczémine ne se rencontre pas dans les urines normales.
Ptomaïncs de la roiic/eole. — Griffilhs* a extrait des
urines des rubéoleux , toujours par le procédé indiqué
(voir p. 173), une ptomaïne à laquelle on pourrait donner
le nom de rubéoline. Elle répondrait à la composition
G'H^Az'O. G'est une substance blanche, cristallisable en
lamelles solubles dans l'eau alcaline. Son chloroplatinate
est en aiguilles microscopiques. Le bichlorure de mercure
forme avec elle un sel double presque insoluble. Elle est
précipitée par les acides picrique, pliosphomolybdique, phos-
photungstique. D'après Griffiths, cette base répondrait à la
, , , .,. /HAz — GII-
constitution de la qlycocyamidine Az H : G . a \^
^ ^ H Az — GO
Elle est très vénéneuse : administrée à un chat, elle produit une forte fièvre et la mort dans les trente-six heures. G'est toute la description qu'en donne Fauteur.
M. Villiers a extrait des organes de deux enfants morts de rougeole des alcaloïdes de saveur caustique dont l'odeur excitait l'éternuement. Leur chlorhydrate cristallisé précipitait par le bichlorure de mercure.