‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 44 sur 213 · Ibid., t. CXIII, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CXIII, p

LES l>T(1MAÏi\ES.

Ptomaïnes de la scarlatine. — La plomaïue cjuc Griffillis a signalée dans les urines des scarlatineux^ est une substance blanche, crislalline, soluble dans l'eau, faiblement alcaline. Elle forme un clilorliydrale et un chloraurate cristallisés. Extraite des urines scarlalineuses , ou des cultures pures, elle aurait donné une ptomaïne C"H*-AzO*, formule qui n'est pas possible et qui doit être remplacée par H" Az 0'' ou 11'^ Az 0''.

Ptomaïnes de Vinfluenza ou. grippe. — Elle a été extraite, toujours grâce à la même méthode (p. 173), par MM. Griffiths et LadelP. Cette base répondrait à la formule CMPAzO'*.. C'est une substance à réaction alcaline faible, soluble dans l'eau, cristallisable en aiguilles, donnant un chlorhydrate, un chloroplatinate et un chloraurate cristallisés; précipitant par l'acide phosphomolybdique, le tanin, l'acide ])icrique, le sublimé, le réactif de Ncssler. Elle est très vénéneuse, excite une forte fièvre et donne la mort en huit heures'. Les auteurs ne disent pas si le bacille de Pfeiffer, Kitasalo et Canon produit la môme ptomaïne quand il pousse dans des tubes d'agar-agar additionnés de glycérine.

Ptomaïnes de la pmewno7iie et de la bronchopnewnonie . — L'alcaloïde que Gi'iffiths a extrait des urines des pneu-

1. Compl. rend. Acad. sciences, t. GXIII, p. 6S6. •2. Compl. rend., t. GXVU, p. 7^1.

3. Le petit nombre de renseignements, trop généraux et se répétant à peu près toujours dans les mêmes termes, que Grinitlis donne sur les ptomaïnes qu'il a extraites en clia(iuc cas des urines morbides, quelquefois le mauque d'analyses, l'absence de détails précis sur les réactions et les dédoublements de ces substances, nous empêchent souvent de considérer les résultats de cet auteur comme entièrement satisfaisants et délinitifs (Voir la note citée des Com-jjics rendus de i'Acud. sciences, t. CXIil, p. 636).

l»TOiMAÏNIÎS DUS URINES MORBIDKS.

moniques' est une substance blanche, en aiguilles microscopiques solubles dans l'eau, à réaction légèrement alcaline. Elle l'orme un chlorhydrate et un chloroplatinate. Elle donne un précipité blanc avec l'acide phospliotungstique ; blanc jaunâtre avec l'acide phosphomolybdique ; un précipité jaune, légèrement soluble, avec l'acide picrique. Elle répond à la formule C-TP^ Az^O'. Son pouvoir rotatoire spécifique est pour la raie D du spectre : [a]n = -|-23°lj. Elle ne se rencontre pas dans la sécrétion normale du rein.

Des urines de malades atteints de bronchopneumonie, M. Villiers a extrait un alcaloïde liquide et volatil, d'odeur piquante, provoquant l'éternuemenl. Il est caustique à la langue, mais n'a pas d'action sur le tournesol. Les bicarbonates alcalins le mettent en liberté de ses combinaisons salines, l'éther l'enlève à ses solutions aqueuses.

Il donne les réactions ordinaires des alcaloïdes : un précipité blanc avec le bichlorure de mercure : un chloraurate blanc jaunâtre qui se dissout à chaud sans se réduire. Le chlorure de platine, le tanin et l'acide picrique ne précipitent pas cette base. Elle forme un chlorhydrate déliquescent bien cristallisable en prismes blancs opaques.

Cet alcaloïde se localise surtout dans le poumon, le foie et les reins.

On verra (///" Partie) que Brieger et Fraenkel ont extrait des cultures du même bacille une toxine des plus actives.

Ptomaïne de la coqueluche"^ . — La ptoraaïne extraite par Griffiths des urines des coquelucheux est une substance blanche, cristalline, soluble dans l'eau. Elle précipite les

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