‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 47 sur 213 · Compl. rend. Acad. sciences, l. CXIII, p · texte numérisé non relu

Compl. rend. Acad. sciences, l. CXIII, p

102 l'TOAJAÏiNES DUES AUX MICIIOBES PATHOGÈNES.

On verra {IW Partie) qu'à côlé de celte substance, ces cultures contiennent une toxine de la nature de zymases infiniment plus active que la ptomaïne même.

Piomaïne de l'anthrax. — Sydney Martin' a retiré des cultures du bacille de l'anthrax divers principes albuminoïdes actifs [Voir IIP Partie), accompagnés d'un peu de leucine, de tyrosine et d'une ptomaïne à réaction alcaline soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans le chloroforme, l'éther et la benzine. Elle précipite par les réactifs généraux des alcaloïdes et forme des sels cristallisés. Cette base est un peu volatile. En s'oxydant à l'air, elle perd ses propriétés vénéneuses.

Hoffa avait déjà extrait des cultures du bacille charbonneux et des organes d'animaux morts d'anthrax, une ptomaïne reproduisant quelques-uns des symptômes de cette maladie : accélération de la respiration et du cœur, puis respiration profonde et irrégulière ; pupilles dilatées ; diarrhée sanguinolente; température tombant au-dessous de la normale; ecchymoses dans le péritoine et dans le cœur. Cette ptomaïne, appelée anthracine par Hoffa, ne paraît pas être la même que celle de S. Martin.

Ptomaïnes des urines de la fièvre puerpérale. — Ces urines contiennent des bases très vénéneuses. Celle que Griftiths a extraite est une substance blanche, cristalhne, soluble dans l'eau, à réaction alcahne. Son chlorhydrate et son chloraurate sont cristallisés ; le tanin la précipite en rouge, l'acide picrique en jaune, l'acide phosphomolybdique en

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