Compt. Rend. Acad. sciences, l. CXV, p
LKS PTOMAÏNES.
et la mort dans les dix-huit heures. Griffilhs ne donne point d'autres renseignements.
On n'a pas déterminé si le micrococcns erysipclalis de Fehleisen, cultivé en tubes de gélatine, produit la même ptomaïne.
Plomdine des oreillons. — Dans les cas de maladie ourlienne, Griffiths^a retiré des urines une base qui cristallise en aiguilles blanches prismatiques et qui répond à la formule C^Il'-* Az^O'. C'est une substance neutre soluble dans l'eau, l'éther et le chloroforme. Son chlorhydrate et son chloroplalinate sont jaunes et cristallisés.
D'après le même auteur, l'oxydation de cette base par l'oxyde de mercure la transformerait en créatine, puis en méthylg-uanidine. Elle répondrait donc à la constitution d'une propylgiycocyamine
HAz = G ^ ^^^^^
^~ \ Az(G^Pr)CH^CO=Ii
Cette ptomaïne est très vénéneuse. Administrée à un chat, elle produit l'excitation nerveuse, l'arrêt de la sécrétion sahvaire, le coma et la mort'.
Ptomaïne de l'angine diptliéritique. — D'après Griffiths% on extrait de l'urine des diphtéritiques, aussi bien que des cultures du bacille de Klebs et Lœffler, une ptomaïne blanche et cristalline qui précipite en blanc par l'acide phosphomolybdique, en jaune par le tanin, et qui répondrait à la formule C'*H'' Az'O".
1. Compl. Rend. Acad. sciences, t. CXIH, p. 656, et Bull. Soc. chim. (3» Sér.), t. XIV, p. 333.