‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 49 sur 213 · PTOMAÏNES DUES AUX MICROTIIÎS PATHOGÈNES · texte numérisé non relu

PTOMAÏNES DUES AUX MICROTIIÎS PATHOGÈNES

Ptomaïnes du cancer. — Griffilhs l'a nommée cancérine. Elle a été extraite par les procédés de cet auteur (p. 173). Elle répondrait à la formule C'H^•\zO^ C'est une substance blanche formée d'aiguilles cristallines solubles dans l'eau. On connaît son cliloraurate et son cliloroplatinate. Elle donne un précipité rougeâtre avec le nitrate d'argent; un précipité gris avec le sublimé ; brun avec le réactif de Nessler. Elle est très vénéneuse et produirait la fièvre et la mort dans les trois heures'.

Ptomaïnes d\i choléra. — En étudiant les produits qui se forment lentement dans les cultures du bacille du choléra sur chair de génisse conservées plusieurs semaines, Brieger reconnut la présence de la méthylamine, de la triméthylamine, de la méthylguanidine, de la créatinine, de la putrescine, de la cadavérine et de laclioline. On sait combien cette dernière base est vénéneuse. La putrescine et la cadavérine elles-mêmes, quoique faiblement actives, produisent l'inflammation et la nécrose de l'épilhélium du tube digestif [Grawitz ; Fieischer). La méthylguanidine C^H''Az* est convulsivante et toxique. Enlin Brieger a signalé dans les mêmes cultures une base qui paraîtrait répondre à la formule de la trimélhylèncdiaminc (7Lr"Az-, base précipitable })ar le chlorure mercurique; provoquant des tremblements musculaires et des crampes. A côté de cet alcaloïde, une autre plomaïne produit l'algidité, la paralysie momentanée, le ralentissement du cœur, et occasionne des selles sanguinolentes. Brieger pense que ces deux bases sont bien celles du bacille spécifique du choléra, celles qui détermi-

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