‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 50 sur 213 · Comptes rendus Acad. sciences, t. CXVllI, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus Acad. sciences, t. CXVllI, p

LKS PTOMAÏNKS.

lient les accidents principaux de cette maladie'. Nous ne le pensons pas ; les agents les plus actifs nous paraissent être les toxines ou zymases (jue nous décrivons plus loin.

Avant les recherches de Brieger, différents auteurs avaient tenté d'extraire les ptomaïnes pouvant exister dans les déjections des cholériques ou dans les bouillons de cultures qui en proviennent. Des organes et de l'intestin de ces malades, Villiers avait retiré un alcaloïde liquide, alcalin, de saveur acre, à odeur d'aubépine, dont les sels précipitent le tanin, le sublimé, le chlorure d'or, l'ioduie inercuricopotassique. Son chloroplatinate est soluble ; son chlorhydrate est neutre au tournesol ; il cristallise en fines aiguilles transparentes, très déliquescentes. Six milligrammes de cet alcaloïde injectés sous la peau d'un cobaye troublent les battements cardiaques et diminuent leur nombre par périodes. Trois quarts" d'heure après l'injection, il se produit des secousses violentes, mais fugitives, d'abord dans les membres antérieurs, puis postérieurs. La mort survint le quatrième jour, le cœur était en diastole, le cerveau congestionné, la surface du poumon ecchymosée.

M. G. Ponchet isola des déjections cholériques, grâce à l'éllier, un liquide alcalin, huileux, d'odeur pyridique, réducteur, très oxydable à l'air, se colorant en rose puis en brun à la lumière. Le chlorhydrate de cette ptomaïne se décompose facilement, même dans le vide. Il est énergiquement réducteur des chlorures d'or et de platine. Cette base est volatile. Elle est fort toxique : elle produit des fri ssons, des crampes , des nausées, de l'embarras gastrique, de l'anurie et une glycosurie passagère-.

\. Briegbr, Berichle, 1888, t. XXI. p. 407.

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