‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 58 sur 213 · I. — LeUCOMAÏNES NÉVRINIQUES · texte numérisé non relu

I. — LeUCOMAÏNES NÉVRINIQUES

On a vu, dans le précédent chapitre, comment les bases oxyethyléniques et méthoxyethyléniques peuvent résulter directement de l'hydratation des albuminoïdes. Mais comme nous l'avons déjà dit ailleurs, dans l'économie, l'origine principale des leucomaïnes névriniques qui se rattachent aux bases oxyethyléniques proprement dites, est la décomposition des lécithines. On n'a trouvé chez les animaux lacholine et la névrine qu'à l'état de traces, et en quantité plus grande, la bétaïne qu'on a retirée des urines.

Nous n'avons pas à revenir ici sur la description de ces diverses substances étudiées dans la Première Partie de cet Ouvrage {Ptomaïnes). Nous ferons observer seulement que les leucomaïnes névriniques peuvent être à la fois produites normalement par l'économie, et résulter aussi de l'activité des microbes; mais nous remarquerons encore que, contrairement aux autres ptomaïnes, ces bases paraissent

LEUCOMAÏNRS NKVRINIQUES.

provenir le plus souvent, non pas, comme les ptomaïnes vraies, de la digestion microbienne des albuminoïdes, mais d'une simple hydratation fermentative des protagons et des lécithines préexistants dans les produits putrescibles.

La choline G^H'^AzO^a ét6 signalée d'abord par Strecker dans la bile de porc altérée. On l'a depuis retrouvée dans les muscles, le sang, les glandes, le jaune d'œuf, elle paraît exister, en très petite quantité il est vrai, dans le cerveau et les nerfs (Voir sur l'action physiologique de la choline, p. 129).

La névrine CH'^AzO paraît accompagner généralement la choline, mais à l'état de traces, dans le cerveau, les nerfs, et probablement dans les laitances et œufs de poissons qui deviennent vénéneux au moment du frai, telle que ceux du Fiigu du Japon, du brochet, du barbeau. On sait que la névrine est extrêmement toxique (Voir p. 124).

La bétaïne G^H'^AzO^ (p. 131) a été découverte par Liebreich, en 1869, dans les urines normales. Elle se rattache à l'oxynévrine dont elle est l'anhydride. On l'a trouvée à l'état normal chez certains animaux, les mollusques, la moule en particulier, en grande partie unie à l'acide phosphoglycérique sous forme de lécithine. Il est probable, quoiqu'elle n'y ait pas été signalée, que la bétaïne se rencontre dans plusieurs de nos organes. Elle paraît inoffensive.

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