‹ Les toxines microbiennes et animalesChapitre 76 sur 213 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

Leucomaïnes à chaînes grasses — Lécithines Aminés acides — Leucomaïnes indéterminées.

Leuco77iaïnes à chaînes grasses.

Il suffira de les énumérer ici ; elles se rencontrent toutes, en effet, parmi les produits de la vie des microbes anaérobies, et nous les avons, par conséquent, décrites dans la Première Partie de cet Ouvrage. Ce sont :

La triméthylamine signalée dans les urines, le sang de veau, diverses sécrétions cutanées, etc. Elle paraît, dans l'économie, provenir du dédoublement des lécithines (Voir plus loin).

La neiiridine G*H"Az^ trouvée par Brieger dans le cerveau humain frais et dans le jaune d'œuf à côté de la névrine et de la choline, mais en faible quantité. Elle provient peutêtre aussi de l'action des réactifs sur les lécithines.

La cadavérine G^H"^Az'^, de même composition que la précédente, qui paraît avoir été extraite en petite proportion de l'infusion de pancréas frais {Werigs).

La gérontine G*H'*Az-, isomère des deux précédentes, trouvée par Grandis dans le foie d'un chien âgé, mais qui a été depuis observée à l'état de cristaux, probablement de phosphate, dans les noyaux des cellules. C'est un

LES LEUCOMAÏNES.

liquide épais résinifiable, très alcalin, d'odeur désagréable. Elle peut cristalliser en aiguilles solubles dans l'eau et dans l'alcool. Elle répond aux réactions générales des alcaloïdes. Son chlorhydrate C'Wk?}, 2HC1 forme de petits prismes déliquescents, solubles dans l'alcool, môme élhéré. Son chloroplatinate G^H•*Az^ 2HGl,PtGl* cristallise en grosses aiguilles très solubles dans l'eau. Son chloraurate est très soluble. Son chlor orner curate est déliquescent. Son picrate forme des cristaux lenticulaires jaunes, solubles*.

La gérontine paraît exercer une action paralysante sur les centres nerveux, sans afifecter les nerfs eux-mêmes, ni les muscles.

Lécilhines.

En 1846, Gobley retira un corps complexe, qu'il nomma lécithine, du jaune d'œuf de poule, des œufs et de la laitance de poisson, du cerveau, du sang^ Depuis, on retrouva cette substance, ou des principes très analogues, dans la bile, dans les globules rouges et blancs du sang, dans la plupart des tissus animaux et même végétaux en petite quantité. On la rencontre en plus forte proportion dans une foule de graines et de racines, en particulier dans celles où l'on a signalé la névrine et la clioline.

Pour extraire la lécithine du jaune d'œuf on délaye ce jaune dans de l'éther et on l'épuisé par ce dissolvant tant que celui-ci se colore. La solution éthérée est évaporée, et son résidu repris par l'essence de pétrole. La partie dissoute et filtrée est agitée à plusieurs reprises avec de l'alcool à

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