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ET EN PARTICULIER DE L’INSUFFLATION

Obs. XXXII. — « Mme F..., 4e accouchement en dix ans. — Grossesse normale.

Premières douleurs le 9 décembre 1892, vers 7 heures du matin. Je vois la malade à 8 heures : col dilaté, présentation occipitale.

A 8 heures 1 /2, rupture de la poche des eaux, et, en même temps, expulsion de l’enfant.

Liquide verdâtre, cordon flétri, très court : enfant sans cri, sans mouvement, pâle; le ventre en bateau, collé à la colonne vertébrale ; l’aspect d’un lapin vidé.

De 8 heures 1/2 à 9 heures 1/4, j’essaie tous les ' moyens pour rappeler l’enfant à la vie : insuffla- ) tion, aspiration, respiration artificielle, flagellation, bains chauds avec farine de moutarde, vinaigre sous le nez, sinapismes, titillation de la luette, chatouillement des pieds et des mains, etc.

Au bout de ces 3/4 d'heure, je regarde l’enfant comme mort, je considère qu’il n’y a plus rien à faire; mais la mère me regarde tout le temps, et je ne sais comment me débarrasser de ce que je considère comme un cadavre; j’ai peur qu’elle sache trop vite la vérité (c’est une hystérique chez qui je crains la moindre impression).

Alors, mais alors seulement, je pense au procédé Laborde, et, je vous l’avoue, sans grande confiance. J’étais excusable d’y avoir pensé si tard, car c’était nouveau alors (9 décembre 1892) et je ne l’avais pas vu employer dans ce cas.

Je saisis la langue avec une pince à pansement, et je fais les tractions rythmées, et en même temps je continue la respiration artificielle — celle-ci par intervalles.

Au bout de dix minutes environ, il me semble que l’enfant exhale un souffle; est-ce une illusion de mes sens, ou de l’air que j’avais insufflé qui revient ?

Peu d’instants après, nouveau souffle avec mou-

vement des lèvres, l’enfant revivait, puis mouvement du thorax ; nouveaux soulfies, le ventre est moins creux, et peu à peu reprend sa forme normale.

Vers neuf heures et demie, l’enfant pousse un premier cri, faible, il est vrai, puis de temps en temps un nouveau cri.

Une heure après, vers onze heures, tout va bien.

Aujourd’hui, âgée de sept mois, l’enfant se porte aussi bien que possible. »

Ce fait, disais-je en le communiquant à l’Académie, que je signale expressément à l’attention de mes honorables collègues, MM. Tarnier et Budin, se passe de commentaire, et je n'en ferai aucun. Je me permettrai seulement d’insister encore une fois sur cette particularité que, dans ce cas comme dans la plupart de ceux que j’ai déjà relatés, le procédé de la langue a réussi là où les autres moyens habituels, sans excepter l’insufflation, avaient échoué.

M. le docteur Aubin (de Marans, Charente-Inférieure) me communiquait, à son tour, la relation suivante d’un nouveau cas de rappel à la vie d’un nouveau-né en état asphyxique de mort apparente :

06s. XXXIII. — « Je vous adresse une observation (aussi succincte que possible) qui me paraît être une nouvelle confirmation de l’utilité absolue des tractions rythmées de la langue dans l’asphyxie du nouveau-né, sans obstruction des organes respiratoires.

« J’ai eu dernièrement à pratiquer, au forceps, un accouchement sur un sujet âgé de trente-huit ans, primipare, d’un nervosisme exagéré.

« Le moindre attouchement provoquant des crises nerveuses et, d’autre part, le travail étant arrêté après la perte complète des eaux, depuis plusieurs heures, je me décide, avant d’intervenir, à pratiquer l’anesthésie au chloroforme (J’ai employé exclusivement au début la voie buccale. Je n’ai pourtant jamais constaté de syncope avec l’autre mode d’administration. Je donne toujours le chloroforme en le mélangeant largement à l’air, au moyen d’une compresse roulée en manchon et ouverte aux deux extrémités).

« L’application du forceps sur la tête dans l’excavation est assez laborieuse, bien que la position soit normale; cela tient à un rétrécissement considérable de la vulve peu élastique, et au col utérin dilatable, mais non dilaté.

« A la suite de tractions prolongées, et après avoir été forcé d’obtenir, au moyen de la vis de pression, le maximum de réduction de la tête fœtale, j’ai reçu un enfant bien conformé, mais absolument cyanosé, inerte, qui n’a tout d’abord présenté aucune réaction et n’a poussé aucun cri.

« Les battements du cordon n’existaient plus, et sa section a donné issue à du sang absolument noir.

« Confiant la délivrance à la sage-femme, j’ai pratiqué immédiatement sur l’enfant les tractions rythmées de la langue, et, après un quart d’heure, on observait de légers efforts respiratoires.

« J’ai remarqué que la cyanose avait diminué

avant même que les mouvements do la respiration aient été perceptibles, ce qui prouve que sous l’influence des tractions, l’hématose se faisait, pour ainsi dire, à l’état latent.

« La manoeuvre a été prolongée pendant vingt minutes environ, jusqu’au moment où l'enfant a poussé les premiers cris.

« Ce nouveau-né est, à l’heure actuelle, en parfaite santé, e

Voici donc un fait nouveau à ajouter à ceux que nous avons déjà fait connaître, qui commencent, comme on le voit, à se multiplier, et qui concourent à démontrer l’action favorable et puissante du procédé des t> actions rythmées de la. langue dans l’asphyxie du ru uveau-né, de même que dans la plupart des autres espèces d’asphyxie.

Dans le cas qui précède, notre honoré confrère, M. le docteur Aubin, a eu immédiatement recours aux tractions linguales : nous estimons qu'il a fort bien fait, et qu’il y a un réel avantage à mettre en œuvre, sans perdre de temps, ce procédé, qui n’exige aucune préparation, et est d’une simplicité absolue d’application.

Presque en même temps, je recevais d’un honorable confrère du Calvados, M. le docteur Godgedx, la relation suivante d’un autre cas de rappel à la vie d’asphyxie du nouveau-né, dans des conditions qui démontrent, encore une fois, l’efficacité, hors de pair, du procédé.

Obs. XXXIV. — « Je crois devoir vous signaler un fait qui m’a vivement impressionné.

Ayant amené ces jours-ci, par une application de forceps, un enfant en état de mort apparente,

j’ai mis en usage pour le ranimer tous les moyens classiques : flagellation, bain très chaud, frictions alcooliques, insufflation après nettoyage de la gorge, respiration artificielle. J’ai employé tous ces moyens avec persévérance pendant un assez long temps et avec un insuccès complet.

J’avais, je vous l’avoue, perdu tout espoir, quand la pensée me vint d’essayer les tractions rythmiques de la langue que vous avez proposées.

Je saisis cet organe avec une pince à pansements et me mis à l'œuvre avec peu de foi, mais avec conscience.

Au bout de deux ou trois minutes une inspiration se produisit, et, à ma grande surprise, et à la profonde stupéfaction des assistants, petit à petit la respiration se rétablit, et l’enfant est aujourd’hui très bien portant.

Celui-là assurément vous doit la vie.

Aussi, faisant de bon cœur amende honorable de mon scepticisme du début, je vous offre l’expression de mes sentiments les plus respectueux et les plus reconnaissants pour le service que m’a rendu votre découverte. »

Parmi les cas de cette espèce, il n’en est pas venu à ma connaissance d’aussi intéressant et d’aussi probant, tant par les conditions dans lesquelles il s’est produit, que grâce au soin particulier, avec lequel il a été relaté dans ses détails les plus circonstanciés,— que le cas suivant, dû à un de nos confrères italiens, M. le docteur De-MinicisEttore (de Rimini), qui a eu l’aimable obligeance — dont

je le remercie vivement — de me l’adresser, dans son extrait complet, tiré de la Gazzetta degliOspitali, et dont j’ai cru devoir donner une traduction littérale et complète :

LES TRACTIONS DE LA LANGUE Selon la Méthode de Laborde DANS L’ASPHYXIE DES NOUVEAU-NÉS

Par le docteur De-Minicis Ettore, de Rimini (Italie).

« Dans la séance du 22 novembre dernier de l’Académie de Médecine de Paris, M. Laborde, faisant une de ses communications sur la méthode des tractions cle la langue dans les cas d'asphyxie par les gaz des égouts, se demandait si ce procédé ne pourrait pas être utilisé pour rappeler à la vie les nouveau-nés en état de mort apparente; or, comme il n'est encore venu à ma connaissance aucun cas d'asphyxie des nouveau nés dans lequel cette méthode ait été expérimentée (1), il ne me semble ni inutile, ni sans intérêt pratique de publier l’observation suivante :

Obs. XXXV . - « Appelé d'urgence, dans la nuit du 19 décembre dernier, dans la maison de Jean de la Rocca, je trouvai son épouse — femme déjà avancée en âge et multipare — en travail d’accouchement, avec des douleurs faibles et ineflicaces, depuis environ trente-six heures. L'inertie utérine, l'écoulement continu du sang des parties génitales externes, lequel ne provenait certainement pas d'ulcérations de la matrice ou du vagin, mais indubitablement dû au détachement partiel et précoce du placenta, inséré, néanmoins, à son point normal, l’extrême faiblesse des battements du cœur du fœtus, et par-dessus tout les grandes souffrances do

(1) Notre honoré confrère italien ne connaissait pas, évidemment, les faits qui, déjà à cette époque, avaient été observés et traités, avec succès, par le docteur Péronne (de Sedan).

la patiente qui, exténuée par la perte de sang et la longue durée du travail, suppliait qu’on la soulageât le plus vite possible, me décidèrent à intervenir, de suite, activement.

n Sans m’arrêter aux préliminaires de peu d’intérêt, et m’en tenant surtout au résultat, je dirai seulement que je fus contraint d’appliquer le forceps sur la tête, bien fixée au détroit supérieur, et que, à la suite de quelques et faciles tractions, j’amenai un fœtus à terme, du sexe féminin, complètement asphyxié, mais vivant toutefois, ainsi qu’en témoignaient encore lès battements du cœur, quoique extrêmement débiles.

« Bien que cet état de la nouvelle-venue nécessitât de prompts et énergiques secours, je dus, néanmoins, la confier à une parente de l'accouchée — n’ayant pas avec moi de sage-femme — parce que l’hémorrhagie pressante et l’inertie persistante de l’utérus m’obligèrent à faire immédiatement l’extraction manuelle du placenta, que je irouvai presque complètement décollé, ainsi que je l’avais préalablement diagnostiqué. Il ne me fallut pas moins, ensuite, pour faire se contracter efficacement l’utérus, exciter son activité, en stimulant et irritant sa paroi interne, avec ma main droite introduite dans sa cavité, pendant que ma gauche — je n’avais personne pour m’assister — pratiquait des frictions sur l’hypogastre.

« Ayant enfin obtenu une forte contraction, et par suite la cessation de l’hémorrhagie, je pus passer à l’examen de la nouveau-née, que la dame à qui je l’avais confiée considérait comme réellement morte, n’ayant retiré aucun résultat de l'emploi des moyens que je lui avais suggérés : aspersion d’eau froide sur le corps et sur le visage, immersions réitérées et alternatives dans l’eau chaude et froide. Je confesse, toute ma crainte d’entendre la dame dire la vérité, en songeant au temps sensiblement long que j'avais dû consacrer à secourir la mère, depuis l’accouchement — secours que je viens de décrire soigneusement à l’instant même; mais, par une auscultation attentive, je pus me convaincre que la bambina vivait encore. Il est vrai que

les pulsations cardiaques, à peine perceptibles, et que la constitution extrêmement débile de l’enfant faisaient fortement douter de sa résistance vitale, sans compter l’état asphyxique; cependant je considérais comme un ferme devoir de mettre en oeuvre tous les préceptes de l’art, dans le but de la ramener à la vie, me rappelant les paroles de Baglivi :

« Qub.md.iu anima in corpore remanet, semper aliquid ex admirabili arte nostra sperandum. >•

« En conséquence, ma première pensée fut le cathétérisme des voies aériennes, pour les débarrasser des matières étrangères qui avaient pu accidentellement y pénétrer, mais que je trouvai en minime quantité, par la raison que l’asphyxie provenait de l’empêchement des échanges gazeux — à cause du décollement constaté et précoce du placenta — plutôt que de la respiration anticipée et de la pénétration consécutive de corps étrangers (mucus, sang, méconium, etc.) dans l’arbre respiratoire. D’ordinaire, l’introduction ellemême du cathéter, ainsi que l’observe Schrœder (1), suscite une stimulation par suite de laquelle l’enfant se met à respirer; mais, dans mon cas, aucun effet ne se traduisit, pas davantage ni mieux, en insufflant doucement, par le cathéter, de l’air dans les poumons, et le faisant ensuite sortir au moyen d’une légère pression exercée sur le thorax, comme le conseille le même Schrœder (2) dans les asphyxies graves.

« J’eus alors recours à la respiration artificielle, en mettant en œuvre, l’une après l'autre, et pendant un certain temps, les méthodes de Schultze et de Pacini; mais voyant qu’aucune ne réussissait, que les contractions du cœur s’affaiblissaient de plus en plus jusqu’à devenir absolument imperceptibles, je ne crus plus devoir insister avec ces méthodes, ni tenter les autres communément employées (de Marshall-IIall, de Sylvester, de Bain), je résolus, comme v.ltima ratio, d’es-

(1) Manuel d’obstétrique, p. 693.

(2) Lnc, cil.

sayer la méthode de Laborde, bien que je n’eusse pris connaissance, dans la communication déjà citée (1), que de brefs renseignements.

a Ayant donc placé le nouveau-né dans la position demi-assise, sur le bord du lit, et le faisant maintenir par la dame sus-nommée, j’ouvris la cavité buccale, et, saisissant la langue entre le pouce et 1 index de la main droite, je commençai à exercer sur elle des tractions, à des intervalles brefs et réguliers, les rendant graduellement plus fortes; et quelles ne furent pas ma surprise merveilleuse et ma satisfaction, après un intervalle de temps nécessité par une vingtaine de tractions, environ, de voir se soulever le petit thorax, en même temps que j’entendais la bambina émettre un léger vagissement !

« Je continuai, alors, plein de confiance dans le succès, à exécuter les dites tractions, et, m'aidant des aspersions d’eau très froide sur le petit corps — stimulus cutané qui, comme il a été dit, avait été inutilement employé dans le principe — je pus, au bout de peu de temps, voir s’établir une respiration régulière, complète, avec des vagissements maintenant vigoureux.

« Un tel succès véritablement inespéré et dû, uniquement, à la méthode de Laborde, pendant que les autres procédés étaient restés absolument sans effet, m’a engagé à publier mon cas, sans attendre de l’avoir expérimenté dans d’autres occasions, certainement fréquentes, qui pourront se présenter à mes confrères.

« Je m’estimerai pleinement satisfait d’avoir fait connaître à mes collègues mon observation, si, grâce à elle, peuvent être rappelés à la vie les enfants voués à la mort dès leur naissance. »

(1) Gazzetla degli Ospitali, 6 déc. 1892, p. 1351. — fiifsrma medica, anno 1892, vol. IV, n° 285, p. 7 1 G.

AUTRE CAS DE RAPPEL A LA VIE D’üN NOUVEAU-NÉ EN ÉTAT D'ASPHYXIE.

Obs. XXXVI. — Le 5 mai dernier je recevais de M. le docteur Roux (de Lorient) la courte mais expressive lettre suivante :

« Je viens porter à votre connaissance la résurrection que j’ai opérée par le procédé de la langue, sur un nouveau-né, Victor Demay, 8, rue de la Corderie, le 1er courant.

« J’ai été appelé, la tête étant au détroit supérieur avec procidence du cordon.

« A l'auscultation le stéthoscope ne faisait entendre aucun battement du cœur.

« Le forceps Tarnier est appliqué rapidement.

« L’enfant ne respire pas; les pulsations du cœur sont à peine perceptibles à la main, et très rares.

« Les tractions sur la langue ont amené des hoquets de plus en plus rapprochés, suivis d’une respiration régulière.

« Le premier cri a été émis après 40 minutes.

« Voilà un citoyen qui vous doit la vie.»

Le Journal de Clinique et de Thérapeutique du docteur Huchard publiait dans son numéro du 1er juin dernier, dans sa correspondance des départements, la relation suivante :

DES TH ACTIONS SACCADÉES DE LA LANGUE Dans l’asphyxie des nouveau-nés.

Layrac (Lot-et-Garonne), 3 juin 1893.

« Voici une observation de nature à intéresser les praticiens, en leur montrant le parti que l'on peut tirer des tractions saccadées de la langue dans l’asphyxie des nouveau-nés.

Obs. XXXVII. — Le 15 avril dernier, je suis appelé dans un village voisin de ma lésidence auprès d’une femme en couches. Au moment où j’arrive chez la parturiente le travail était commencé depuis 18 heures environ. Nous avions affaire à une occipito-iliaque postérieure. La tête était très bien descendue. Mais comme la rotation ne s’était pas faite, et que, d’un autre côté, les douleurs étaient devenues très lentes, je jugeai qu’une intervention était nécessaire, et je fis une application de forceps qui amena très rapidement un bel enfant. L’enfant avait crié, et, ne remarquant sur lui rien d’anormal, je le confiai à la sage-femme. Je fis replacer la malade dans son lit et je passai dans la chambre à côté pour procéder à une toilette sommaire de mes mains, en attendant le moment de faire la délivrance. C’est alors que je fus appelé, en toute hâte, par la sagefemme, qui me dit que l’enfant asphyxiait et qu’elle essayait vainement de le faire revenir.

Je m'emparai immédiatement de l’enfant et je fis tout ce qui est recommandé en pareil cas : frictions stimulantes, bains chauds et bains froids, insufflation et respiration artificielle, tout fut employé sans résultat. Il y avait déjà dix longues minutes que j’employais inutilement tous ces procédés, et je me disposais à abandonner le petit être voyant que tout était inutile, quand l’idée me vint d’employer les tractions saccadées de la langue suivant le procédé préconisé par le Dr Laborde. Immédiatement je demandai un mouchoir, je saisis la langue du nouveau-né entre le pouce et l’index de la main droite, et je commençai les tractions

rythmiques de la langue, pendant que de l’autre main je faisais des pressions également saccadées sur la poitrine.

Au bout de deux minutes environ, qui me parurent longues comme des siècles, une inspiration profonde se produisit, puis, après un assez long intervalle, une seconde inspiration.

Petit à petit la respiration devint plus fréquente, la cyanose disparut graduellement pour faire place à une teinte rosée, et enfin l’enfant pleura. 11 était sauvé, s

Dr Escande ,

NOUVEAU CAS ÜE nATTEL A LA VIE D’UN NOUVEAU-NÉ

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