SUR LES RAYONS DE SA BIBLIOTHÈQUE
Quand lu daignes, pleurant sur une noble cendre, Penser aux compagnons de sa iidélité, 0 généreuse enfant, tu me fais bien comprendre Que ton père au tombeau n'a pas tout emporté.
Je fus de ses amis le plus humble peut-être ^ Il m'admettait parfois à son brusque entretien : C'était un cœur loyal, tout entier à son maître, Et qui jamais à nul ne sut déguiser rien.
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Quand les liommos du siècle liésitaienl dans le doulo Kl calculaient longtemps afin de tout prévoir, Lui, du premier a])ord, faisait choix de sa route : Il laissait la fortune et suivait le devoir.
Debout sur le rocher des antiques doctrines, Et justement jaloux du nom de ses aïeux, Il vit passer les jours d'orage et de ruines, Sans qu'un éclair jamais lui fit baisser les yeux.
11 est, il est surtout dans sa rude carrière, Une nuit dont l'éclat ne peut être éclipsé, Une nuit de péril où notre ville entière Lui fit honneur du sang qui ne fut pas versé.
Mieux que les cent combats où brilla son courage, Où la France à brassée enlevait les drapeaux. Ce dernier dévoûment, comme une sainte image, A suivi sa dépouille à son dernier repos.
Je suis, selon les vœux, allé dans sa retraite, Dont son ombre a semblé m'ouvrir encor le seuil, Chercher \\n souvenir où le cœur du poète Pourra s'encourager, s'il rencontre un écueil.
Sm^ des rayons couverts d'une triste poussière. Mon choix fut pour de Maistrc, écrivain immortel Quel autre saurait mieux me rappeler ton père, Que celui dont la foi n'a connu qu'un autel ?