‹ Les traditionnellesChapitre 32 sur 114 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Tu n'as jamais, fidèle au sang de nos Bourbons, Voulu creuser ta part du {.^ouiïre où nous tombons. Tu gardas ton lionneur avec un soin avare, Quand d'autres le vendaient au prix d'une simarrc. Et couraient sans pudeur, dans leur zèle empressé, Aux pieds d'une autre idole immoler leur passé ! Ali! tu savais trop bien, dans ta pensée amère, Combien ces marchés-là renferment de misère; Et combien, a[)rès tout, ces ignobles encans Servent, pour s'enflammer, de prétexte aux volcans ! Ta constance n'est point la rancune stupide ; C'est l'amour du pays, un amour intrépide Qui, pendant de longs jours, ne s'est point démenti. Le citoyen est pur de l'homme de parti. Rien n'est intéressé dans tout ce qu'il adore. Et ton cœur sans espoir serait fidèle encore.

A M" DE ROCIIEMORE D'AIGREMONT,

gui m'avait prié d'aller choisir un souvenir de son père

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