‹ Les traditionnellesChapitre 50 sur 114 · LK SOMMFJL DE JESU · texte numérisé non relu

LK SOMMFJL DE JESU

Les astres de la nuit ont gardé le silence Quand Marie a chanté pour endormir Jés « Enfant en qui la terre a mis son espéra Disait la Vierge mère^ hélas! je n'en pui

a Ah! si ces yeux voilés charment déjà m Quel sera leur pouvoir s'ils viennent à s Tu ne me réponds pas ; mais ton souffle m

La haine de Satan en est plus furieuse, Et l'Éternel amour de joie a tressailli.

Et l'enfant s'éveilla sous la chaste caresse,

Et regarda sa mère avec un air si doux

Qu'elle reprit : « Mon fds, pardonne à mon ivresse!

Je sens fondre mon cœur et ployer mes genoux.

« Pour contenir le ciel, mon âme est trop petite; Ou dilate mon sein, ou referme tes yeux. L'immensité du don a noyé le mérite.

Et je tombe en esclave à tes pieds glorieux. »

Arrête ici, chrétien, ta course vagabonde, Et de l'amour divin contemple la vertu. Du regard du Sauveur ou du regard du monde, Pour combler ton néant, lequel choisiras-tu ?

LA MORT I) IIKHODK

l lie voi\ fut (Mileiuliie daiis Rama.

Sous un dais cii tissu de Tyr et de Sidon, Le somptueux ïïérode affnissait l'édredon D'une couche qu'ornaient quatre lions d'ivoire ; Mais du sommeil royal, sur leurs croupes assis, Ces monstres ne pouvaient écarter les soucis Dont la nuit remplissait son ombre expiatoire.

Le tyran tout à coup se réveille. Sa main Rejette les tapis trop pesants pour son sein.

La sueur dont il a \a figure arrosée

Reluit aux feux voilés du nocturne flambeau,

Connue, sur la pâleur du marbre d'un tombeau,

Aux rayons de la lune une froide rosée !

Accoudé, l'œil hagard, sur son lit tourmenté, Qui peut dans son repos l'avoir épouvanté?... Quoique de son lever le jour soit loin encore, Il a fait appeler les mages, les devins, Qui, profanes rivaux des prophètes divins. Lisent des visions l'obscure métaphore.

Au palais solitaire ils se sont tous rendus. « Montons, leur a-t-il dit, aux jardins suspendus Mon esprit ne peut plus supporter sa torture. Les astres maintenant étincellent aux cieux; Allons voir si pour nous ils sont pernicieux. Ou si mon rêve n'est qu'une vaine imposture. »

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