LIVRE III
— a 0 roi! la destinée est fantasque. Souvent, En croyant l'éviter, on accourt au devant. Dans l'agitation où la fièvre vous plonge, N'allez pas affronter la fraîcheur de la nuit; Peut-être le danger est là. Dans ce réduit,
Nous pouvons aussi bien expliquer votre songe. »
— «Oh ! jamais les démons qui viennent s'accroupir Sur ce triste oreiller où j'ai cru m'assoupir.
N'ont fasciné mes yeux d'une aile plus intense. Jamais, de mon sommeil infectant les pavots. Us n'ont, d'un plus lugubre et plus sanglant chaos, Terrifié ma chair et mon intelligence !
« Ce n'était ni le jour ni la nuit. Sur un champ Couvert d'enfants tombés sous le glaive tranchant^ Accouraient des oiseaux de proie et de ténèbres ; Et, comme si la crainte, en leurs cercles sans fin.
ir.i LES TRADITIONNELLES.
Dans leurs flancs caverneux avait bridé la faim, Aucun n'osait toucher à ces débris funèbres.
« Un rocher dominait le morne et vaste soL
Un ange du Seigiiou-r y reposa son vol,
Froid comme l'eau qui dort au fond de la piscine.
Tel, assis sur le siège aux portes des remparts,
Lorsque le criminel arrive à ses regards,
he juge étale un front où rien ne se devine.
(( Connne le bâillement du réveil des dragons.
Ou deux ais monstrueux qui roulent sur leurs gonds,
(]e rocher s'entr'ouvrit de sa base à la crête, •
Et je vis en sortir un lamentable essaim...
Des femmes de leurs doigts se déchirant le sein,
Ou poussant de grands cris, les deux mains sur la tête.
« Elles s'en vont fouiller ces sanglantes moissons, Afin d'y découvrir leurs pâles nourrissons.