MARIE
Par ce sein où tu pris ta douce nourriture,
Ces genoux où mes yeux contemplaient ton sommeil,
Plutôt que de subir un abandon pareil.
Oh ! laisse-moi mourir pour toi, je t'en conjure !
JÉSUS
Lorsque sur moi l'enfer épuisera ses traits, Il te faudra subir une horrible souffrance. Que tu n'éprouvas point lorsque tu m'enfantais ;
LIVUE m. 171
xVlais col accablcmont sera plein d'espérance.
Ton (ils tombé relèvera
L'homme de sa chute profonde.
Ma naissance n'a pu donner la vie au monde,
Et ma mort la lui donnera.