SECOND RESSUSCITÉ
(( L'espérance, en ton deuil, serait une folie; Ne rêve pas de voir ta splendeur rétablie, Comme autrefois, aux bords de l'Ëuphrateet du Nil. Ton Jébova n'est plus le père qui pardonne : Sa divine fureur à leur tâche aiguillonne Les quatre vents du ciel commis à ton exil. »
PREMIER RESSUSCITÉ
«( Toi-même n'as-tu pas, déplorable prophète, Réclamé tout le poids de la lugubre fête. Pour toi, pour tes enfants, jusqu'au dernier soleil? Après ce vœu, jeté pour hâter son supplice,
T.iviU'; m. 197
Pour toi, pour tes enfants, sans blesser sa justice, Que peut faire, dis-moi, l'Ange du grand conseil'/ »
SECOND RESStSClTK.
, tt Je cherche vainement sur quel point de resi)ace Pourrait naître, un matin, la lueur de la grâce; Je ne trouve partout qu'effrayant pronostic : Tout répond au défi de ta lèvre fatale ; Les jours amers, pour toi, seront sans intervalle. Et du dragon mourant naîtra le basilic. »
PREMIER RESSUSCITÉ
« Pourtant si, moins rebelle à l'auguste mystère. Ton œil charnel pouvait s'arracher de la terre, Et mesurer le Dieu par son immense amour, Quoique de ton forfait tu sois bouillante encore. Ce vêtement de sang dont le feu te dévore En robe de salut se changerait un jour. »
198 LES TRADITIONNEI
SRCOND RKSSUSCITK.
« Je ne sais si le ciel peut casser h Mais tu peux renoncer à la vieille C'est un fleuve qui baisse cl que je Son ravin n'aura plus même l'eau Les fantômes d'en bas attendent t Mon tombeau se referme et le tien
PREMIER RESSUSCITÉ
« Adieu Jérusalem ! Si ta chute est J'en vois sortir de quoi régénérer 1 Malheureuse ! à ton tour, puisses-ti Que, grâce à ta victime, à son san^ Il n'est plus ici-bas d'éternel anath
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