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STROPHES

ACCOMPAGNA.Nï l'kpÉE OFFERTE PAU LA VILLE DE LYON.

Le phare est importun à qui vit du naufrage : Rome, dans tous les temps, a soulevé la rage Des forbans revêtus de pourpre ou de haillons. Dans l'épaisseur de l'ombre où travaille le crime, Qui comptera les vœux adressés à l'abîme Atin d'anéantir les vigilants rayons ?

C'est l'infernal espoir, c'est l'éternel blasphème : « Quand viendra, disent-ils, le jour, l'heure suprême. L'heure de nuit complète et de grand désarroi, Où, démentant enfin sa durée éternelle.

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L'astre mort tombera de son ciel infidèle, Dévoré par le temps dont il so faisait roi? »

Et jamais ces clameurs n'avaient été si foi tes. Déjà le sanctuaire a vu briser ses portes; On dépouille l'autel, et, sur sa nudité, Afin de remplacer la divine parole, La serre de Satan a tracé le symbole Qui rend au mal déchu toute sa majesté.

Mais la vie est promise à la foi de saint Pierre : Celui qui la combat ajoute à sa misère. Qui la rêve au cercueil doit bientôt s'y coucher. Béni soit le Seigneur, fils de la grande armée, Qui remit dans ta main son épéc enflammée. Te montra son outrage et te dit de marcher.

L'arrogant sacrilège a mesuré la terre. Nous ne vanterons pas ton laurier militaire ; La victoire est, chez toi, fille de la maison.

Ton esprit voit plus haut que la gloire qui passe; Nous gravirons la cime où le temps et l'espace Ouvrent à l'œil croyant un plus vaste horizon.

Et nous adorerons cet éternel miracle Qui tire si souvent le moyen de l'obstacle, Prend pour gagner le port l'aile de l'ouragan , Aveugle avec le jour, avec l'ombre illumine, Délivre par le joug, produit par la ruine, Et couvre de moissons la cendre du volcan !

Louange so't au Christ, dont la vertu nous change Et nous fait retourner à l'œuvre de l'archange ! Les os de Charlemagne en ont dû tressaillir; Pareille mission est un signal de grâce : La France doit renaître à la première place : Qui grandit dans ses maux n'est pas fait pourmourir.

Voilà sous quelle face éclate ta victoire !

Ses fruits seront pour nous l'offrande expiatoire;

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