LIVRE I
Elle vaut au pays l'alliance du ciel; Tout a senti d'abord jusqu'où va sa portée, La Gaule catholique en pompe Ta chantée, Et l'enfer est venu l'honorer de son fiel.
Héros libérateur du nouveau Capitole, Toi qui rends le Pontife à sa sainte coupole, Et d'un autre Maxence as confondu l'espoir, Accepte notre hommage et désormais sois frère De ces deux grands Césars que l'Église vénère Et qui gardent le monde en gardant l'encensoir.
Garants mystérieux de gloire et d'espérance. Sur trois glaives élus, deux viennent de la France, Puissent, lorsque la mort sonnera ton départ, Le tien, dernier choisi, pressé sur ta poitrine. Entretenir ton cœur de la bonté divine Et consoler tes yeux à leur dernier regard !
SUR LA MORT DE î^f- AFFRE,
ARCHEVKQUE DE PAHIS.
Entre deux sentiments notre âme se divise : Dieu veut-il affliger on bénir son Église ? De la joie ou du deuil quel chant doit retentir? Comment l'envisager, ô terrible journée?
Veuve de son pasteur, la ville est consternée; Mais le ciel souriant s'ouvre pour un martyr.
Que l'on comprenne ou non cet eflVayant mystère, Bienvenue à ce sang dont s'abreuve la terre; C'est par lui que l'on voit ployer tant de genoux. Le zèle du Seigneur a dévoré cette âme