‹ Les traditionnellesChapitre 97 sur 114 · LIVRE V. an · texte numérisé non relu

LIVRE V. an

Et le pasteur se met à l'œuvre tout d'abord ;

Le double décalitre est rempli jusqu'au bord.

La femme sur le sol étend une serviette.

— « Ma chère Madelon, as-tu perdu la tête ?

Tu vas voir tous les pois rouler sur le parquet.

Un sac eût cent fois mieux enfermé le paquet. »

— «Ah! monsieurlccuré! c'est vrai :notrepauvre homme!

Nous l'avait déjà dit, et j'avais tort en somme ;

Mais, malgré son avis cent fois réitéré.

Ce linge, au lieu d'un sac, fut par moi préféré;

Et, s'il faut tout vous dire et vous parler sans fraude,

La dispute aurait pu devenir un peu chaude... »

— «Ah î vous étiez tout près de vous donner des coups!

Mon légume, en ce cas, est à d'autres qu'à vous,

Fit le curé : la loi doit être maintenue. »

Madelon s'en alla comme elle était venue, Craignant d'être grondée impitoyablement D'un prix démérité par son entêtement.

318 LES TRxVDITlONNELLES.

Nous ajoutons, s'il faut terminer la chronique, Qu'à la messe d'après, le curé sans pratique Fit une contre-épreuve, et que, pour cette fois, 11 eut, dans un clin-d'œil, débité tous ses pois.

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