‹ Les traditions indo-asiatiquesChapitre 19 sur 65 · GROUPES DB L AFRIQUE AUSTRALE I CONGO, CAFRE, KOTTENTOT · texte numérisé non relu

GROUPES DB L AFRIQUE AUSTRALE I CONGO, CAFRE, KOTTENTOT

Nous n*osons pas soutenir avec quelque certitude qu'il soit possible de rencontrer chez les peuples de ces groupes aucunes traditions asiatiques. A ce titre, l'étude de leur langage ne rentrerait pas d'une manière immédiate dans notre sujet, qui est de rechercher partout la trace de ces traditions et de les signaler chaque fois que nous les rencontrons, si infimes qu'elles puissent parfois paraître ; et nous sommes d'autant plus à l'aise en indiquant même les plus hypothétiques , que scientifiquement nous n'affirmons rien à leur égard, notre intention étant de ne présenter des conclusions absolues, que pour les groupes indo-asiatiques et sémitiques.

Cependant nous faisons une exception pour les Cafres, sur lesquels nous aurons à nous expliquer.

et comme les autres peuples parlent des langues agglutinantes, nous cédons k la tentation d'en dire quelques mots, pour présenter un tableau, sinon complet, du moins assez général des idiomes qui se rangent sous la bannière de l'agglutination.

Le bonda, ou langue des conquérants, se parle dans tout le centre de l'Afrique australe, et sa connaissance serait indispensable au voyageur qui voudrait traverser la partie de cette vaste contrée comprise entre la côte de Mozambique et celle du Congo.

Le caractère spécial du bouda réside dans la multitude d'affixes destinés à remplacer les déclinaisons et les conjugaisons des langues indo-germaniques, et en cela, mais en cela seulement, on a pu le rapprocher des langues sémitiques, son caractère linguistique étant purement agglutinant.

Le diminutif dans les noms se forme en affixantla particule ca. Exemple : couga, royaume ; cacouga, petit royaume.

Xes superlatifs se forment en redoublant la dernière syllable de l'adjectif. Exemple : riata-quiné-né, un grand homme ; riata-quiné-néné, un très-grand homme.

. L'article varie en nombre, mais non en genre. Exemple : o-riata, les hommes ; rio-rata, des hommes ; o-mugatta, les femmes; rio-agatta, des femmes, de même pour le neutre.

Les verbes de ce langage sont nombreux, puisque tous les noms peuvent le devenir au besoin ; il suffit de les faire suivre en manière de conjugaisons d'affixes exprimant la manière d'être, d'agir ou de supporter, et les modifications des temps.

La phonétique est riche et sonore.

Les langues du Loango et d'Angola paraissent dériver du bonda ; elles se développent par les mêmes procédés, ont une foule de racines communes, et, quant aux mots, la comparaison des chiffres dans les trois langues, va nous montrer combien sont étroits leurs liens de parenté I

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