DE CHASSEUR
1 . 'A diyy-ben-Hâtim rapporte qu’il interrogea le Prophète en ces termes : « 0 Envoyé de Dieu, nous sommes des gens faisant métier de
la chasse avec ces chiens? — Quand, répondit-il, tu lances tes chiens dressés, en invoquant le nom de Dieu, mange tout ce dont ils s’emparent. Mais si un chien a mangé de ce gibier n’en mange pas, car je crains que ce chien n’ait chassé pour son propre compte. Si un chien étranger s’est mêlé aux tiens, ne mange pas non plus de ce gibier. »
2. Abou-Tsa laba-El-Khocliani s’est exprimé ainsi : « J’allai trouver l’Envoyé de Dieu et lui dis : « 0 Envoyé de Dieu, nous habitons un « pays appartenant à des gens qui ont un livre révélé et nous man- « geons dans leurs vases ; la contrée que j’habite est giboyeuse ; j’y <( chasse à l’arc et j’y chasse avec un chien dressé et un autre qui ne « l’est pas. Dis-moi ce qu’il m’est permis de faire en ces deux cas. — « Pour ce qui est, me répondit-il, du fait d’être dans un pays apparte- « nant à des gens qui ont un livre révélé et de manger dans leurs vases, « si tu trouves d’autres vases que ceux dont ils se servent, ne mange « pas dans leurs vases ; mais si tu n’en trouves pas, lave ces vases et « sers-t’en pour manger. Quant à la question du pays giboyeux, « chasses-y avec ton arc en invoquant le nom de Dieu et mange le « gihier ainsi tué. Si tu chasses avec ton chien dressé en invoquant « le nom de Dieu, mange également le gibier qu’il prendra. Si tu « chasses avec ton ’chien non dressé et que tu arrives à temps pour « égorger la pièce de gibier, mange-la. »
3. Anas-ben-Mâlik a dit : « Nous avions fait lever un lièvre à Marr- Edz-Dzahrân et on avait couru sus sur l’animal sans pouvoir l’atteindre lorsque, le poursuivant à mon tour, je l’atteignis. J’envoyai les fesses et les cuisses de ce lièvre au Prophète qui les accepta. »
4. Abou-Qatâda rapporte qu’il était avec l’Envoyé dç Dieu lorsque, sur une des routes menant à La Mecque, il s’en sépara avec quelquesuns de ses compagnons qui étaient en état d’ihrâm tandis que lui n'était pas dans cet état. Il aperçut à ce moment un onagre et, se mettant d’aplomb sur son cheval, il pria ses compagnons de lui passer son fouet ; mais ceux-ci refusèrent, refusant ensuite de lui passer sa lance qu’il leur demanda. 11 prit donc lui-même sa lance, puis fonça sur l’onagre et le tua. Certains des compagnons de l’Envoyé de Dieu man-
TITRE LXXII
gèrent de cet animal tandis que d'autres refusèrent d’y toucher. Quand on rejoignit l’Envoyé de Dieu on l’interrogea à ce sujet : « Ce n’est, répondit-il, autre chose qu’un mets que Dieu vous a donné à manger. »
5. Même tradition est rapportée de Abou-Qatâda avec cette addition : Le Prophète leur dit : «Vous en reste-t-il quelque morceau? »