SIGNIFIE « ÊTRE FASCINÉS
1 . ' Aïclia a dit : « L’Envoyé de Dieu fut ensorcelé par un homme des Benou Zoraïq, nommé Lebîd-ben-El-A'sam; l’effet de ce sortilège était tel que l’Envoyé de Dieu s'imaginait faire une chose alors qu’il ne la faisait pas. Un jour ou une nuit qu’il était chez moi, il se mit à faire invocations sur invocations et s’adressant ensuite à moi :
« 0 'Aïcha, me dit-il, sais-tu bien que Dieu vient de me donner la « décision que je lui avais demandée : Deux hommes sont venus vers « moi : l’un s’est assis à mon chevet; l’autre à mes pieds. L'un d’eux « dit alors à son compagnon: «De quoi souffre cet homme? — lia été « ensorcelé (1). — Qui l'a ensorcelé? — Lebid-ben-El-A sam. — Et à
(U Le mot « ensorcelé » est rendu ici par dont la racine évoque l’idée
de médecine ou de traitement médical.
C’est un véritable euphémisme et il est considéré comme de bon augure parce que la racine indique aussi l’idée de « bon » et de « bien ».
TITRE LXXYI
« l aide de quoi ? — A l aide d’un peigne, de cheveux restés adhérents « à ce peigne et de l’enveloppe d’une spathe de palmier mâle. — Où « cela est-il ? — Dans le puits de Dzerouân. »
« L'Envoyé de Dieu se rendit à ce puits à la tête d’un groupe de ses Compagnons. A son retour il dit : « O 'Aïcha, l’eau de ce puits « ressemblait à une infusion de henné et les têtes des palmiers qui « l'entouraient semblaient être des tètes de démons. — O Envoyé de « Dieu, répliqua-t-elle, n’as-tu pas cherché à retirer ces objets du « puits? — Dieu, répondit-il. m’ayant guéri de cette épreuve il m’a « répugné de provoquer par là une animosité contre les fidèles. » Ensuite il donna l’ordre de combler le puits. »
Même récit avec un autre isnad et la variante au lieu de^w*. Le pre¬
mier de ces mots s’applique aux fibres du lin restées adhérentes au peigne, tandis que le second s’applique aux cheveux restés accrochés au peigne.