‹ Les traditions islamiquesChapitre 110 sur 690 · CHAPITRE L. — De la magie · texte numérisé non relu

CHAPITRE L. — De la magie

1 . ' Aïcha a dit : « L'Envoyé de Dieu avait été ensorcelé au point qu'il s'imaginait avoir fait une chose qu'il n'avait pas faite. Or, un certain jour qu’il était chez moi, il invoqua Dieu à plusieurs reprises, puis il me dit : « O 'Aïcha, sais-tu bien que Dieu vient de me donner « la décision que je lui avais demandée. — Et comment cela, ô Envoyé (( de Dieu, demandai-je. — Deux hommes, me répondit-il, vinrent à « moi ; l’un s'assit à mon chevet, l’autre à mes pieds. Puis l’un d’eux « dit à son compagnon : « De quoi souffre cet homme? — Il a été « ensorcelé. — Qui l’a ensorcelé? — Lebîd-ben-El-A'sam, le juif des « Benou-Zoraïq. — Et sur quoi? — Sur un peigne, une mèche de « cheveux et l’enveloppe d’une spathe de palmier mâle. — Où sont ces « objets? — Dans le puits de Dzou-Arouàn. » Le Prophète, accompagné d’un groupe de ses Compagnons, se rendit au puits ; il le vit entouré de palmiers. Revenant alors auprès de 'Aïcha, il dit : « Par Dieu ! « on dirait que son eau est une infusion de henné et que ses palmiers « ont des tètes de démon. — 0 Envoyé de Dieu, demanda 'Aïcha, « as-tu retiré ces objets? — Non, répondit-il, parce que Dieu m’avait

TITRE LXXVI

« soulagé et guéri et que j'ai craint de provoquer parla une animosité « contre les fidèles. » Il donna un ordre et le puits fut comblé. »

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