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EN ENFER

1. Abou-Horeira rapporte que le Prophète a dit : « Toute la partie du vêtement qui descend au-dessous des chevilles ira en enfer. »

CHAPITRE V. — De CELUI QUI LAISSE TRAINER SON VÊTEMENT PAR OSTEN¬ TATION.

1. Abou-Horeira rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit: « Dieu, au jour de la Résurrection, ne regardera pas celui qui aura laissé traîner son izâr (1) par ostentation. »

2. On rapporte de Abou-Horeira les paroles suivantes : « Le Prophète — ou suivant une variante : Abou-'l-QàsinP2) — a dit : « Comme « un homme marchait vêtu d’une tunique dans laquelle il se pavanait et « avait laissé tomber sur ses épaules sa longue chevelure, Dieu le fit «disparaître dans le sol où il ne cessera de se débattre jusqu'au jour «de la Résurrection. »

3. 'Sâlim rapporte d’après son père ’Abd-allah que l'Envoyé de Dieu a dit : « Un homme laissait traîner son izâr quand tout à coup il fut englouti et il ne cessera de se débattre dans le sol jusqu’au jour de la Résurrection. »

Confirmation de ce hadits avec un autre isnâd.

(0 L’izâr est une pièce d’étoffe dans laquelle on se drape.

(2) C’était le surnom du Prophète.

TITRE LXXVII

4. Djarîr-ben-Zëid a dit : «J'étais avec Sâlim-ben-'Abd-allah-ben- Omar devant la porte de sa maison quand il me dit: u J'ai entendu « Abou-Horeïra assurer qu'il avait entendu le Prophète dire quelque <( chose d’analogue. »

5. Cho'ba a dit: « Gomme je rencontrais Mohàrib-ben-Ditsâr monté sur un cheval et allant à l’endroit où il rendait la justice, je l’interrogeais au sujet de ce liadits. « J'ai, répondit-il, entendu \4bd- (<■ allah-hen-' Omar dire que l’Envoyé de Dieu avait prononcé ces mots : « Quiconque laisse traîner son vêtement par ostentation, Dieu ne « le regardera pas au jour de la Résurrection. » Puis m’adressant de nouveau à Mohàrib : « A-t-il mentionné spécialement l’izàr ? lui « dis-je. — Non, répondit-il, il n'a pas spécifié s’il s'agissait d’un izâr « ou d’une qamîs(1). »

Double confirmation du hadits avec isnâd différents et une légère variante dans le texte.

CHAPITRE VI. — De l’izar avec franges. — On rapporte que Ez-Zohri, Abou-Bekr-ben-Mohammed, Hamza-ben-Abou-Osaïd et Mo* âwiya-ben- Abd allah-ben-Djafar portaient comme costumes des étoffes à franges.

1. * Orwa-ben-Ez-Zobeir rapporte que 'Aïcha, la femme du Prophète, a dit : « La femme de Rifà'a-El-Qoradzi vint trouver l'Envoyé de Dieu alors que j'étais assise (à part) et qu’il avait auprès de lui Abou-Bekr. « 0 Envoyé de Dieu, dit-elle, j'étais sous la puissance «maritale de Rifà'a qui m’a répudiée par une répudiation définitive. « J'ai ensuite épousé 'Abd-Er-Rahman-ben-Ez-Zobeïr ; mais par Dieu, « ô Envoyé de Dieu, il n’a rien (comme organe viril) sinon quelque « chose de pareil à cette cordelette de frange » — et, ce disant, elle prit une cordelette de la frange de son voile. Khâlid-ben-Sa'id, qui était à la porte parce qu’il n’avait pas encore été autorisé à entrer, en attendant ces paroles s’écria : « 0 Abou-Bekr, ne vas-tu « pas empêcher cette femme de divulguer de telles choses devant

(!) Sorte de vêtement semblable à une chemise de femme.

DES VÊTEMENTS

« l'Envoyé de Dieu? » Il n’en fit rien par Dieu : l’Envoyé de Dieu se contenta de sourire de nouveau, puis il dit à la femme: « Tu désires « sans doute retourner sous la puissance maritale de Rifâa. Tu ne le « feras qu autant qu'il aura goûté de ton petit miel et qu il aura goûté « du tien. » A l’avenir cela fut établi comme règle (1). »

CHAPITRE VII. — Des manteaux. — Anas dit qu’un Bédouin tira le manteau du Prophète.

1 . 'Ali, d’après son fils Hosaïn, a dit : « Le Prophète demanda son manteau et s’en étant drapé il se mit en route. Nous le suivîmes, Zeïd-ben-Hâritsa et moi, jusqu’à ce qu’il arrivât à la maison où était Hamza. Il demanda à être reçu et nous fûmes autorisés à entrer.

CHAPITRE VIII. — Du port de la qamîs. — De ces mots du Coran à propos de Joseph : « Emportez ma qamîs que voici , jetez-la sur le visage de mon père et il recouvrera la vue » (sourate xii, verset 93).

1 . Au dire d ’Ibn-'Omar un homme ayant dit : « O Envoyé de Dieu, de quel vêtement doit s’habiller celui qui est en état d’ihrâm ? » le Prophète répondit : « L’homme en état d’ihrâm ne doit revêtir ni qamîs, ni pantalons, ni burnous, ni bottines : toutefois, s’il ne trouve pas de sandales (2) il pourra chausser ce qui n’arrivera pas à la hauteur des chevilles. »

2. Djâbir-bm- Abdallah a dit : « Le Prophète se rendit auprès de Abdallah-ben-Obayy après que celui-ci eut été introduit dans sa tombe. 11 ordonna de retirer le corps qui fut placé sur ses genoux: il lui insuffla un peu de sa salive et le revêtit de sa qamîs. Dieu seul sait pourquoi. »

3. 'Abdallali-ben- Omar a dit : « Lorsque ‘Abdallah-hen-Ohayy mourut, son fils vint trouver l’Envoyé de Dieu et lui dit : « 0 Envoyé « de Dieu, donne-moi ta qamîs pour servir de linceul à mon père.

Ù) C’est-à-dire que la femme répudiée mariée et qu’elle ait consommé ce dernier trois fois ne peut de nouveau reprendre mariage.

son mari que si elle a été elle-même re- (2) Ou : souliers sans haute tige.

TITRE LXXVII

« dis pour lui les dernières prières et demande pour lui pardon à « Dieu. » Le Prophète donna sa qamîs en ajoutant : « Quand tu auras « terminé la mise du linceul reviens nous prévenir. » La toilette funèbre achevée, 'Abdallah revint pour que le Prophète dit les dernières prières. A ce moment 'Omar, tirant le Prophète par le bras, lui dit: « Dieu ne t’a-t-il pas défendu de dire les dernières prières pour les « hypocrites (1) lorsqu’il a dit : « Implore ou n’implore pas le pardon pour

« eux : F implorerais-tu soixante et dix fois que Dieu ne leur pardon- « nerait pas » (sourate ix, verset 85). C’est à cause d’eux que Dieu a fait

cette révélation: « Ne dis jamais la prière pour T un d’eux lorsqu’il « vient à mourir et ne t’arrête pas sur sa tombe » (sourate ix? verset 85). Le Prophète cessa depuis de dire les dernières prières pour eux. «

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